Le Collectif d’appui aux microentreprises de la wilaya de Tizi Ouzou (CAME) a signé, en janvier dernier, une convention avec la société Générale Assurance Méditerranéenne (GAM) pour l’accompagnement des promoteurs agricoles dans leurs activités, a-t-on appris dimanche, du secrétaire général.

S’exprimant à l’occasion d’une assemblée générale du collectif, organisée à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri, Yacine Guellal a déclaré que cette convention vise à informer les agriculteurs qui ont monté des micro-entreprises dans le cadre des dispositifs Ansej, Cnac et Angem sur les possibilités d’assurances contre d’éventuels sinistres.
L’accord permet également une intervention de la société aux côtés de CAME dans la formation des promoteurs sur les techniques agricoles et la conduite à suivre pour assurer l’essor de la filière choisie, à l’instar de l’élevage, l’arboriculture, la céréaliculture et la plasticulture qui connaissent un engouement particulier des jeunes porteurs de projet au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou, a estimé le directeur central chargé de l’agriculture de GAM Assurances.
« Nous coopérons avec le Collectif d’appui aux microentreprises pour accompagner les jeunes promoteurs issus des dispositifs Ansej, Cnac et Angem et assurer la pérennité de leurs entreprises », a expliqué Yahia Zan.
Selon ce responsable, la micro entreprise permet la création d’une économie forte à travers l’approvisionnement du marché national en produits locaux. « Consciente du rôle de ces entités dans le développement local, GAM Assurance offre, grâce à cette convention, plusieurs avantages aux agriculteurs », a-t-il soutenu.
Des experts assureront, en effet, l’orientation des exploitants agricoles dans la gestion de l’activité exercée en vue de contourner les risques, a-t-il affirmé, signalant des réductions tarifaires minimales de 50% offertes par l’assureur sur l’ensemble des investissements que l’agriculteur effectuera dans le cadre de son projet. L’assemblée générale du CAME était également l’occasion de rappeler qu’un projet de solutions a été proposé aux pouvoirs publics dans la perspective de venir à bout des problèmes posés par les propriétaires des microentreprises. Selon le secrétaire général du collectif, ce projet comporte trois points essentiels, à savoir l’arrêt des poursuites judiciaires à l’encontre des bénéficiaires de projets Ansej, Cnac et Angem, l’octroi d’une période de déféré et la prolongation des délais de remboursement des crédits à 23 ans. Abordant la solution de rééchelonnement des crédits de ces jeunes promoteurs proposée par l’Etat, le CAME a réservé un refus catégorique, estimant que la démarche «n’est qu’une manière de contourner le problème au lieu de prendre des mesures concrètes qui assureront la survie de ces entreprises créées dans le cadre des dispositifs de l’emploi et sauvera des milliers de familles qui vivent des revenus de ces entités économiques en difficulté».