Le chef du département des prestations au niveau de la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) de Tizi-Ouzou, Smaïl Aït Oufella, a lancé un appel à destination des jeunes promoteurs porteurs de projets, qui ont été créés et financés avant mars 2011 dans le cadre du dispositif de la Cnac, pour bénéficier de la prolongation de délai de leur remboursement inscrit dans le cadre du dispositif de rééchelonnement dont le dernier délai est prévu le 30 juin prochain.

Ce dispositif, dira-t-il, a pour objectif d’offrir une nouvelle opportunité pour la réussite des microentreprises déficitaires qui risquent la mortalité et permet aux jeunes promoteurs de prolonger le délai de leur remboursement. Mis en place par les pouvoirs publics en septembre 2017, ce dispositif concerne l’ensemble des entreprises créées et financées avant mars 2011  dans le cadre du dispositif de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej). « Ce projet  permettra   aux jeunes entrepreneurs, qui n’arrivent pas à honorer leur remboursement auprès des banques, de bénéficier des mêmes avantages accordés à leurs anciens camarades ayant bénéficié d’un projet similaire depuis le lancement de ce dispositif au début des années 2000 », a affirmé M. Aït Ouella sur les ondes de la radio locale. Le même interlocuteur a indiqué qu’au vu du nombre d’entreprises désirant bénéficier des prestations de ce dispositif, les pouvoirs publics ont décidé de prolonger ce délai jusqu’au 30 juin prochain pour capter un certain nombre de promoteurs qui souffrent d’une situation financière déficitaire de leur microentreprise. Pour rappel, ce dispositif devait expirer en décembre 2017. Parmi les avantages offerts au profit des entrepreneurs, il a cité en premier lieu, la régularisation de la situation administrative de la microentreprise vis-à-vis de la Cnac, la banque et même auprès des impôts, le prolongement de délai de remboursement sur 5 ans, l’effacement des pénalités de retard, les intérêts et les taxes. Ajoutez la suspension des procédures judiciaires engagées par les banques à encontre des promoteurs qui n’ont pas honoré leur remboursement et le prolongement de la période d’une année à trois ans. M. Aït Oufella a tenu à préciser que les projets indemnisés par le Fonds de garantie, mis en place par les pouvoirs publics, sont exclus des avantages de rééchelonnement. En contrepartie, ces projets peuvent bénéficier de la suppression des pénalités de retard, les intérêts et les taxes. «S’ils s’engagent à rembourser le montant accordé par le Fonds de garantie qui est de 70% de leur crédit  et celui contracté auprès des banques qui est de 30%, les promoteurs peuvent bénéficier des prestations de ce dispositif.  Autrement dit, les promoteurs, qui ont été financés avant mars 2011, peuvent bénéficier de l’annulation de pénalités de retard sans rééchelonnement  à condition qu’ils payent  la totalité du principal crédit contracté auprès de la banque », a-t-il expliqué. En outre, le chef du département des prestations de la Cnac est revenu sur les critères auxquels devront répondre ces entrepreneurs  pour bénéficier des prestations de ce dispositif. A ce sujet, il a indiqué que le promoteur doit prouver l’existence des équipements accordés par la Cnac, mais il doit aussi accepter un taux d’intérêt de 5,5% par an durant toute la période de rééchelonnement et la régularisation de sa situation auprès de la sécurité sociale (Cnas et Casnos).