Le bureau local du Syndicat national des pharmaciens d’officines (SNAPO) de Tizi Ouzou a interpellé jeudi les autorités sanitaires de la wilaya quant au respect de la réglementation concernant l’octroi d’autorisations pour l’implantation de nouvelles officines. Deux pharmacies, l’une à Boghni et l’autre à Fréha, respectivement au sud et à l’est de la wilaya, suscitent les réserves du SNAPO qui juge leur installation «illégale», car «accordée en infraction à la réglementation et en ignorant la liste d’attente des pharmaciens postulants» par la direction locale de la santé (DSP), a indiqué le premier responsable de l’organisation, Smaili Mouloud, lors d’une conférence de presse. Ces deux officines, a-t-il expliqué, «ont eu leurs autorisations d’ouvertures au mépris de la réglementation en vigueur qui exige le respect d’une distance réglementaire de 2 00 mètres entre deux pharmacies ainsi que du ratio d’une pharmacie pour 4 500 à 5 000 personnes exigé par le numerus clausus de la profession». Celle de Fréha, a ajouté M. Smaili, a été ouverte en 2017 sur décision de la DSP, «en violation de la réglementation vu que le pharmacien, qui n’est même pas inscrit au Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP), est classé 7e sur la liste des pharmaciens en attente d’autorisation établie par la commission de wilaya, composée de représentants de la DSP, du SNAPO et du CNOP». A Boghni, le responsable du SNAPO évoque «un fait inédit avec l’ouverture d’une pharmacie à seulement 4 mètres d’une autre déjà existante en faisant fi de tous les mécanismes et dispositions de la réglementation en vigueur en la matière». Après plusieurs recours adressés à la DSP, les dossiers de ces deux officines a souligné Smaili, «ont été transmis à la commission nationale des installations et recours au niveau du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH) qui a instruit la DSP de procéder à la leur fermeture». Or, a-t-il déploré, «celles-ci sont toujours ouvertes à ce jour», précisant que «vu qu’elles ne sont pas inscrites au tableau de la section ordinale des pharmaciens, leur exercice est illicite, avec tous les dangers que cela représente pour la santé des citoyens». Contacté, le directeur local de la santé, le Pr Abbes Ziri, a indiqué que «la fermeture de ces deux officines interviendrait incessamment dès la finalisation de la procédure de fermeture». n