Trois dispositions au moins du règlement intérieur de l’APW, qui ont fait l’objet de vives critiques de la part du RCD qui avait demandé leur invalidation par le wali, lors de la session du mois de mars dernier, ont été déclarées non fondées juridiquement.

C’est ce qu’affirme le wali de Tizi Ouzou dans sa réponse adressée au chef du groupe APW du RCD. Dans son courrier en date du 22/04/2018, le wali fait état de « réserves dans le projet du règlement intérieur » et déclare avoir saisi le président de l’APW en date du 31 janvier, pour une « deuxième lecture pour son adoption ». Le RCD, qui a sévèrement critiqué l’attitude conciliante du wali lors de la session du mois de mars, dit prendre acte de la récente déclaration du wali et s’en félicite. En effet, lors de la plénière tenue le 18 mars 2018, le groupe des élus du RCD, contestant l’illégalité du règlement intérieur de l’APW, a annoncé sa décision d’ester en justice le chef de l’exécutif de la wilaya de Tizi Ouzou en sa qualité de représentant de l’Etat et affirme que trois affaires ont été enrôlées en date du 19 avril 2018 auprès du tribunal administratif et notifiées au wali, par huissier, en date du 23 avril 2018. La première, enrôlée sous le n° 763, concerne l’annulation de la délibération n°8 du 11/01/2018 portant adoption du règlement intérieur de l’APW. La deuxième, enrôlée sous le n° 764, concerne l’annulation de la délibération n°1 du 11/01/2018 portant désignation des vice-présidents de l’APW. La troisième, enrôlée sous le n° 765, concerne l’annulation de la délibération n°2 du 11/01/2018 portant constitution des commissions permanentes de l’APW. Le RCD affirme qu’en attendant la décision du tribunal administratif sur ces affaires, ses élus engageront, également, « une procédure en référé pour demander le sursis à exécution des délibérations objet de l’action dans le fond ». Le même parti se dit conforté par « la réponse du wali de Tizi Ouzou aux courriers que nous lui avons adressés à ce sujet ». En effet, en date du 22/04/2018, le wali confirme, par écrit, que le règlement intérieur de l’APW adopté par la majorité FFS, FLN et RND comporte de nombreux articles contraires à la réglementation. De ce fait, il ne l’a pas approuvé et l’a retourné au P/APW, en date du 31 janvier, pour sa mise en conformité », écrit Malek Hessas, chef du groupe d’élus APW du RCD qui regrette que «depuis, le règlement intérieur est resté en l’état». Car, justifie-t-il, « la loi prévoit que c’est au wali de saisir la justice mais, apparemment, il n’ose pas franchir le pas ». Le parti de Mohcine Bellabès, qui s’est montré très critique à l’égard du P/APW, dont il dénonce «l’attitude irresponsable», enfonce le clou : «Près de trois (03) mois après le rejet du wali, le président de l’APW n’a rien entrepris pour rendre le fonctionnement et l’organisation de notre assemblée conformes à la loi. Il se complaît dans l’illégalité entachant, ainsi, sérieusement la crédibilité d’une institution élue censée être exemplaire. L’essentiel pour lui étant de maintenir l’illusion d’un groupe d’élus du FFS soudé. » Le RCD promet qu’« une deuxième lecture du règlement intérieur fera voler en éclats une cohésion de façade. Il est vrai que la course aux postes rémunérés a fait de nombreux déçus parmi ceux qui en ont été éjectés. Pour notre part, nous poursuivrons notre combat avec tous les moyens légaux pour faire triompher le droit et démasquer ces intrus qui n’ont d’autres soucis que de s’accrocher aux maigres privilèges que leur confèrent leur poste », affirment les élus du RCD dans leur déclaration rendue publique le 29 avril dernier.