La marche symbolique commémorant la journée du 20 Avril 1980 n’a pas eu lieu, hier, à Tizi Ouzou. Tôt le matin, un important dispositif policier a été déployé au sein et autour  du périmètre urbain de la ville.

Des barrages ont été installés  en de nombreux points de la RN12, imposant un filtrage systématique des usagers suspectés de venir participer à la marche. Une action à laquelle aucun parti politique légal ou groupe d’anciens militants du MCB n’avait appelé. A l’exception des autonomistes du RPK et des indépendantistes du MAK, qui avaient  diffusé des appels à manifester, dans la journée d’hier, sur les réseaux sociaux. Des appels qui ont,  visiblement, motivé  le déploiement massif  des forces de l’ordre, manifestant ainsi la volonté des pouvoirs publics d’interdire toute  action de rue en cette journée symbolique du  20 Avril.  Ces derniers ont, du reste, mis le paquet pour commémorer le 32e anniversaire du Printemps amazigh à travers un programme tous azimuts d’activités culturelles et d’hommages rendus  à des figures marquantes du combat identitaire amazigh, à l’instar de Saïd Boukhari ou M’barek Aït Menguellet, ainsi que Amar Ould Hamouda et du Dr Saïd Salah, des anciens militants «algériennistes»  du PPA/MTLD acquis depuis les années 1940 au combat armé pour l’indépendance  de l’Algérie.