En plus des affaires de criminalité commises par les adultes, les enfants sont aussi impliqués dans ce genre d’affaires au sein de la société. Un constat alarmant. Pour preuve, la brigade des mineurs de la sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou ont affirmé que 17 enfants sont auteurs de délits et infractions toutes formes confondues dont 01 impliqué dans les affaires liées à la vente de stupéfiants durant les cinq premiers mois de l’année en cours. C’est le bilan qui a été dressé par le lieutenant Belhadj Bilal, chargé des services de la brigade des mineurs au niveau de la sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou à l’occasion de la célébration de la journée internationale des enfants. Parmi ces affaires, il a cité que neuf enfants de moins de 18 ans sont impliqués dans les affaires liées aux coups et blessures volontaires, 2 autres sont impliqués dans le vol, 05 dans la dégradation des biens d’autrui. Pire, cette frange vulnérable de la société s’implique dans les affaires de vente de stupéfiants et dans leur association dans des réseaux de malfaiteurs, puisque 01 enfant a été arrêté par les éléments de la brigade des mineurs pour association de malfaiteurs durant la période allant du 1er janvier au 31 mai dernier. Par ailleurs, le même officier a fait savoir que les mineurs sont aussi victimes de plusieurs types de délits et de maltraitance. Au total, 38 affaires dans ce sens ont été enregistrées en 2018. «Nous avons enregistré 15 enfants victimes de violence volontaire, 4 autres victimes de maltraitance, 2 affaires d’humiliation et 6 autres affaires toutes formes confondues commises à l’égard des enfants», a-t-il dit. Quant au nombre d’enfants qui se retrouve sans domicile fixee (SDF) recensés au niveau de la capitale de Djurdjura, le lieutenant Belhadj, les a estimé de 67 cas enregistrés dont 66 sont en danger et 01 autres cas de fuite d’un établissement des enfants assistés dénombrés durant les cinq premiers mois de l’année en cours. Dans ce cas, les éléments de la brigade des mineurs interviennent en premier lieu pour informer la famille de l’état dans lequel se retrouve leur enfant. Et par la suite, ils procèdent à leur placement au niveau des établissements d’assistance sociale mis à leur profit. «59 cas ont été remis aux parents et 05 enfants ont été placés au niveau des établissements des enfants assistés», a-t-il dit.
Ces chiffres reflètent clairement que malgré l’arsenal juridique mis en place par le législateur algérien portant la protection des droits des enfants, beaucoup reste à faire pour mettre à l’abri les enfants des dangers extérieurs et de veiller sur leurs droits les plus légitimes. n