Face à la morosité ambiante, créée par l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays, et des marches hebdomadaires pour réclamer une meilleure gestion du pays, enfin une bonne nouvelle pour les citoyens de la wilaya de Tipasa. Celle de la rénovation des cités OPGI de logements sociaux (travaux d’étanchéité, nettoyage des vides sanitaires et ravalement des façades), une opération lancée en 2018 et qui va se poursuivre pour toucher toutes les communes. Confiée à la direction de l’Urbanisme, sous la houlette de Hakima Hamza, celle-ci nous indiquera qu’il ne s’agit pas du programme d’amélioration urbaine, mais cette opération est lancée dans le cadre du chapitre 302/114 réservé à la taxe d’habitation dont le montant est récupéré par le Trésor, et la wilaya en tant que gestionnaire, peut l’utiliser dans trois opérations majeures qui sont le ravalement des façades, la reprise de l’étanchéité et le nettoyage des vides sanitaires, un problème très important dont souffre nos cités. Celle-ci va toucher toutes les communes où il existe des vieilles cités de logements sociaux et actuellement on se trouve à Tipasa, c’est-à-dire au niveau du chef lieu de wilaya. On a commencé par les 50 logements par la reprise de l’étanchéité dans sa totalité car les immeubles souffraient de graves infiltrations d’eau ainsi que les 18 logements du centre ville, et les travaux se poursuivent en ce moment au niveau de la cité des 200 logements, une des premières cités construites à la création de la wilaya.
Au niveau des 18 logements, la directrice de l’urbanisme a pris une bonne initiative, pour donner plus de vie à l’immeuble, en faisant appel à un artiste peintre pour réaliser une fresque sur les murs aveugles, c’est-à-dire là ou il n’y a pas d’ouverture.
C’est une sorte de design, nous explique t-elle non sans fierté, avec des couleurs vives pour égayer un peu nos villes et leur donner un cachet artistique, qu’elles méritent pour ajouter à la beauté des paysages de la région. L’opération de ravalement va se poursuivre dans d’autres immeubles et, en même temps, on a entamé le nettoyage des vides sanitaires, une action très importante car elle va débarrasser les immeubles des rats, cafards et autres moustiques qui ont rendu la vie difficile aux citoyens, qui ne savaient plus à quel saint se vouer, surtout en ces temps d’infestation par le moustique tigre. Ce sera un travail colossal, reconnaît-elle, car il faut faire l’évacuation des eaux usées qui stagnent dans les vides sanitaires, refaire les canalisations qui sont toutes usées, obstruées ou carrément cassées. Ce ne sont pas tous les immeubles qui recevront les trois opérations, car cela dépend de la situation de chacun et de l’état des lieux qui a été fait avec l’aide de l’OPGI. Le compte du Trésor est alimenté, régulièrement, avec la taxe d’habitation, ce qui va permettre de poursuivre les travaux jusqu’à toucher tous les immeubles vétustes et qui avaient besoin de rénovation et d’un petit coup de neuf. Le wali a confié l’opération à la DUC, avec l’assistance de l’OPGI, puisque l’office connait mieux l’état de ses immeubles. Ce dernier nous assiste lors des travaux en particulier dans les actions touchant les vides sanitaires ainsi que pour le lancement des appels d’offres et on a choisi des entreprises de catégorie 2 spécialisées dans le bâtiment et, bien sûr, tout a été fait sur la base des appels d’offres. Interrogé sur la somme allouée à cette opération d’envergure, la DUC indiquera que les travaux sont lancés en fonction du montant et de ce qui est versé dans le compte du Trésor et pour la ville de Tipasa, il n’y a aucun problème l’argent est là et suffit à toucher toutes les cités même certaines du programme LSP. La cité des 100 logements souffrait d’un gros problème de stagnation des eaux usées dans les caves, celles-ci ont, pendant des années, servi de dépôt de toutes sortes de rejets, alors le travail consiste en la reprise complète de la conduite et son branchement au réseau avant de procéder au chaulage des endroits pour les désinfecter. Nous demandons à la directrice de nous expliquer ce qui a été fait avec la taxe d’habitation, auparavant, étant donné que les citoyens la payaient dans leurs factures d’électricité, celle-ci nous répondra qu’elle était versée à l’OPGI, pour les travaux et il y a une période où celle-ci était versée à la DAL (Direction de l’Administration Locale) pour piloter des actions de rénovation et autres. Aujourd’hui, dans la majorité des wilayas, ce sont les DUC qui la gèrent car ils ont plus d’expérience dans le domaine de l’habitat Avant 2018 le DAL gérait la cagnotte et a pu réaliser les colonnes montantes dans certaines cités qui en étaient dépourvues et depuis 2018, c’est la DUC qui la gère. D’autres immeubles seront touchés à partir de 2020 jusqu’au parachèvement de tous les vieux immeubles dans les 28 communes. S. D.