Une journée d’information et de sensibilisation a été organisée au niveau de la Chambre d’agriculture de la wilaya (CAW) de Tipasa sur la prévention de la grippe aviaire.

Animée par une vétérinaire de l’inspection de wilaya, cette rencontre a regroupé le corps des vétérinaires autour de quelques aviculteurs et des membres de l’association des aviculteurs de la wilaya.
L’animatrice de cette journée d’information a fait le tour de la pathologie qui touche l’élevage de poules à travers le monde et peut provoquer une hécatombe en décimant l’élevage si celui-ci n’était pas protégé par de nombreuses mesures de prévention élémentaires.
En plus de la prophylaxie médicale à manipuler avec précaution tout en s’assurant de la qualité du vaccin qui est déterminant dans l’immunité du sujet, l’animatrice a tenté de sensibiliser sur les mesures à prendre autour du site de l’élevage qui reste aléatoire puisque la majorité des éleveurs le pratiquent dans de très mauvaises conditions, à savoir au niveau des serres et autres lieux ne répondant nullement aux normes.
C’est en quelque sorte pour limiter les dégâts et se faire bonne conscience que cette journée d’information a été organisée étant donné que la majorité des aviculteurs ne sont même pas connus car exerçant dans l’illégalité et par conséquent dans l’informel et n’ont, pour la plupart, aucune notion de l’élevage de poules, dindes et canards. Durant la rencontre, il a beaucoup été question de biosécurité jugée primordiale pour éviter des épidémies avec des déclarations obligatoires en cas de suspicion d’atteinte du virus H9 N1, des prélèvements obligatoires, un recensement de l’élevage et des contrôles rigoureux pour empêcher la propagation de la maladie, la séquestration des bâtiments sans oublier les mesures de police sanitaire à mettre en place. Un travail de sensibilisation avec les services des forêts pour le contrôle et le suivi des oiseaux sauvages et une collaboration intense avec les services du Bureau communal d’hygiène (BCH) ont été préconisés par l’animatrice qui a tenté tant bien que mal de faire passer son message. En attendant le lancement de l’opération de recensement des aviculteurs, les consommateurs de poulet n’ont qu’à prendre leur mal en patience et prier Dieu que les doses d’antibiotiques assénées aux poulets pour éviter leur mortalité ne les empoisonnent pas faute de leur apporter une bonne dose de protéines animales.