La Chambre de commerce et d’industrie Chenoua (CCIC) et le bureau de wilaya du Forum des chefs d’entreprise (FCE) ont organisé, avant-hier lundi, au complexe touristique la Corne d’Or de Tipasa, une rencontre sur l’accompagnement des banques et des institutions financières des entreprises pour développer leur investissement.

D’emblée, les organisateurs de la rencontre ont expliqué que faisant office d’intermédiaires financiers, les banques constituent les partenaires incontournables des entreprises et des particuliers sur les marchés financiers. La rencontre, qui a vu la participation de nombreux chefs d’entreprise, a permis de mettre en avant la nécessité pour les banques et les institutions financières d’accompagner les investisseurs à développer leur investissement et ce grâce aux interventions de plusieurs experts en finances dont les directeurs de la Caisse de garantie des marchés publics (CGMP), de la Finalep (Financière algéro-européenne de participation, Spa), de la Bourse d’Algérie, de la BDL, de la Badr, d’El Baraka banque et d’Essalam Bank. Les animateurs ont tenu à rappeler, à l’ouverture des travaux, les dernières mesures prises par les pouvoirs publics au profit de l’entreprise qui doit être au centre du développement économique. Le programme de la rencontre a porté sur deux points, à savoir les outils de financements qui ont permis à tous les communicants de détailler les offres de leurs organismes respectifs, en ciblant la clientèle, les avantages accordés sans oublier les conditions d’éligibilité et la finance islamique. Le thème concernant la finance islamique a été développé par les représentants de la banque El Baraka et Essalam ainsi que par l’expert Boudjellal Mohamed, professeur d’université et membre du Haut-Conseil islamique, qui ont affirmé que les banques islamiques pouvaient contribuer de manière efficace au développement de l’investissement en Algérie.
Les formules de financement non traditionnelles proposées par les banques islamiques, qui contribuent au développement de l’investissement, ont été largement développées durant la rencontre qui a été très utile aux participants. Ils n’ont pas hésité à le relever d’autant que beaucoup d’entre eux ne semblaient pas être au fait de la réalité du marché financier et de ces nouvelles tendances. Il a, également, été salué la décision du gouvernement d’inclure la finance islamique dans les services des banques publiques en Bourse, estimant qu’un grand nombre d’opérateurs économiques désiraient financer leurs activités conformément aux dispositions de la charia islamique qui interdit les intérêts. Les intervenants ont insisté, durant la rencontre, sur la formation des investisseurs à la gestion, le marketing, la comptabilité et le droit commercial ainsi que sur la création d’une banque de données sur les opportunités d’investissement de chaque région afin d’aider l’investisseur à mieux faire son choix. Les participants devront cogiter cette déclaration du ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, lors du premier atelier de l’Associations des banques et établissements financiers (Abef) consacré à la finance islamique, que « les banques conventionnelles doivent faire preuve d’une prudence particulière quant aux modalités de commercialisation de produits alternatifs aux côtés des produits classiques». La rencontre s’est terminée par un débat qui a permis d’éclairer les entrepreneurs présents sur certains points tout en relevant que la gestion financière des entreprises était encore faible eu égard aux résistances au changement, à la peur de la transparence et d’une gestion familiale de l’entreprise, sans compter qu’il n’existe pas à ce jour de dialogue à distance entre les banques et organismes financiers et l’investisseur entre autres.