La modernisation de la gestion du secteur à travers l’utilisation de l’outil informatique est inéluctable, n’en déplaise aux détracteurs et poseurs d’obstacles, a tenu à préciser le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière Abdelmalek Boudiaf au cours d’une visite de travail lundi à Tipasa.

Le ministre assisté à la mise en service du nouvel hôpital de 120 lits du chef-lieu de wilaya avant de visiter plusieurs autres infrastructures sanitaires implantées à Hadjout, Sidi Ghilès et Sidi Amar. Tipasa a, depuis 2013, vu sa carte sanitaire connaître un développement exponentiel, a tenu à préciser le ministre, avec la réalisation de pas moins de quatre structures sanitaires et l’acquisition de quatre scanners et un IRM, sans oublier que le nombre médecins spécialistes a atteint le chiffre de 425. Ce qui la met en bonne place en matière de couverture sanitaire. De plus, ajoutera le membre du gouvernement, elle fait partie du pool centre, à savoir Blida, Boumerdès, et dont les infrastructures doivent venir en appoint à la capitale pour réduire la pression sur ses structures. Elles doivent veiller à lancer des formations tous azimuts pour des formateurs aptes à bien gérer l’hôpital. Il faut, selon le ministre, revenir à la formation de la secrétaire médicale, un poste très important, tout en veillant à recycler le personnel paramédical pour une meilleure prise en charge du malade qui doit rester le souci central de tout le personnel. La réforme du secteur est inéluctable, martèlera le ministre, quels que soient les obstacles et les intérêts à bousculer qui sont nombreux. Comme cela est le cas dans le médicament où nous avons entamé une révision de la nomenclature pour protéger les intérêts du pays des différents lobbies de l’industrie pharmaceutique et travailler dans la transparence. Le point le plus important de la tournée du ministre a été la mise en service du nouvel hôpital de 120 lits, situé à l’entrée Est de la ville, où il lui a été présenté la situation qui nécessite encore quelques investissements pour équiper l’ensemble des services. L’hôpital de 120 lits (18 pour les urgences, 24 pour la chirurgie, 28 pour la médecine interne, 28 pour la cardiologie, 14 pour la réanimation et 8 pour l’oncologie enfantine), a bénéficié d’une enveloppe de 2 448 300 DA, en plus de celle dédiée à l’équipement dont une partie est déjà installée et qui est de 200 000 000 DA.

Mise en service du scanner et de l’IRM de l’hôpital de Sidi Ghilès
A Sidi Ghilès, le ministre a assisté à la mise en service du scanner et de l’IRM, avant de visiter le service de maternité qui a fait l’objet d’une réhabilitation. Cette nouvelle acquisition pour le secteur, dans la partie Ouest de la wilaya, qui a valu son poste à l’ex-directeur de cet EHS, qui avait bataillé pour son maintien dans l’hôpital au lieu de son transfert à Hadjout, viendra soulager les malades de la région.
La région ouest de la wilaya a déjà bénéficié d’un scanner depuis le mois d’octobre dernier à l’EHS Neurologie médicale et chirurgicale de Cherchell.
Celui-ci est doté d’un équipement technologique de dernière génération tandis qu’une équipe de médecins résidents en neurochirurgie est déjà affectée à cet EHS. Ces nouveaux équipements éviteront les évacuations des malades vers le CHU de Blida à partir des EPH de Gouraya et de Sidi Ghilès. La polyclinique de Sidi Amar a, elle aussi, été au programme de la tournée de la délégation qui s’est informée du fonctionnement de la maternité, un service qui a fait l’objet de plusieurs revendications des citoyens qui l’ont réclamée à cor et à cri afin d’éviter à leurs femmes des déplacements lointains et à risque. La visite s’est terminée dans la commune de Hadjout, avec l’inspection du service des urgences, celui d’ophtalmologie ainsi que le projet de réalisation d’une école paramédicale de 400 places, achevée mais qui attend d’être équipée.

Une halte au niveau du chantier de l’école paramédicale
Dotée de 400 postes de formation et d’un internat de 160 lits, en voie d’achèvement, au niveau de la commune de Hadjout, cette école est très attendue aussi bien par les jeunes que par les responsables du secteur afin de compenser le déficit en personnel paramédical. Le gros de la formation sera au profit des infirmiers titulaires du baccalauréat, tandis que certains postes seront réservés à la formation du personnel aide-soignant. Réalisée sur une superficie de 7 124 m² avec une enveloppe financière de près de 600 millions DA, la première école paramédicale de la wilaya de Tipasa est achevée, il ne reste que sa dotation en équipements pour être fonctionnelle, en principe en septembre 2017.

Séance de travail avec les cadres
Une séance de travail dans la salle de conférences de la wilaya devait regrouper tous les cadres du secteur ainsi que les médecins des différentes structures autour du ministre, mais a été annulée à la dernière minute et sans explication, ce qui a fait grogner de nombreuses personnes dans la salle. Les invités étaient nombreux à avoir poiroté pendant plus de deux heures alors qu’ils devaient assister à la présentation de la carte sanitaire électronique de la wilaya. Celle-ci, qui sera opérationnelle prochainement, sera intégrée au SIG (système d’information géographique) de la wilaya en cours de préparation, selon son initiateur, un informaticien de la DSP.