Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, a effectué une visite de travail dans la wilaya de Tipasa à quelques jours de la seconde rentrée de la formation professionnelle. Il s’est rendu successivement à Hadjout, Cherchell et Bou Ismaïl.

Le clou de la tournée du ministre a été le Centre national de formation aux métiers des TIC, implanté dans la commune de Bou Ismaïl, complètement achevé mais qui n’a toujours pas ouvert ses portes faute d’équipements qui doivent être fournis par Algérie Télécom.
Sur place, le ministre a indiqué qu’il était fort possible de procéder à l’ouverture du centre le 27 février prochain à l’occasion de la seconde rentrée du secteur pour peu que les équipements soient installés.
Ce centre d’excellence, selon le ministre, à l’instar de plusieurs autres dédiés à l’agriculture, au BTP, à l’électricité, ouverts récemment dans d’autres wilayas, entre dans le cadre de la numérisation et de la stratégie des pouvoirs publics pour pallier au déficit en ressources des hydrocarbures. Le monde, dira encore le ministre, vit une révolution numérique auquel obéit tout le développement économique et notre pays doit rattraper le retard dans ce domaine et former les jeunes pour couvrir nos besoins d’où l’idée de la création du centre de Bou Ismaïl.
Le centre a été inscrit au titre de la mise en œuvre du programme gouvernemental visant la généralisation de l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour aller vers une économie numérique qui promeut des compétences juvéniles aptes à l’élaboration de programmes et applications numériques.
Inscrit en 2012 grâce à une AP de 340 millions DA, ce centre d’excellence implanté sur une superficie de 18 000 m² est doté d’une capacité d’accueil de 500 places pédagogiques et de 120 lits. Il englobe, également, un amphithéâtre de 250 places, 10 classes de cours, une médiathèque, une salle de projection, et 10 laboratoires dont 2 destinés aux langues étrangères, en plus d’une cantine, de salles de sport et d’espaces de détente. Cet établissement est le fruit d’un partenariat stratégique entre le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels et Algérie Télécom, signé le 15 juillet 2015, portant création de cet institut national, dont l’équipement et l’encadrement technique seront pris en charge par Algérie Télécom.
Le programme de formation de cet établissement sur les métiers des TIC aura comme objectif la diversification des offres de formation et en même temps la détection des talents, voire même d’une élite juvénile. Cette formation sera menée, à titre pilote, dans la wilaya de Tipasa pour répondre aux besoins exprimés par les jeunes en matière de fibre optique ainsi que le montage et entretien des équipements de communication (portables et appareils numériques). La formation au niveau de cet institut, sanctionnée par un diplôme de technicien supérieur en TIC, portera sur différents spécialités, maintenance, supports informatiques, hard et soft ware.
Une fois la formation du stagiaire achevée, les responsables du secteur espèrent l’orienter vers la création de microentreprises ou starts up qui pourrait faire l’objet d’un parrainage de la part d’Algérie Télécom en partenariat avec des sociétés mondiales leaders en la matière dont Microsoft, Cisco, Sony Ericsson et Nokia (4e génération).
La wilaya de Tipasa a introduit ces dix dernières années 11 nouvelles spécialités, créées pour répondre aux spécificités agricoles et touristiques de la région.
Ces nouvelles filières, enseignées dans les 20 établissements de formation de la wilaya de Tipasa, porteront, en plus de la protection de l’environnement et des espaces verts, sur la protection phytosanitaire, l’arboriculture, la chimie industrielle, l’hygiène et la sécurité du milieu, la mécanique agricole, la céramique et la puériculture Sérigraphe, l’hôtellerie option réception, le montage de la fibre optique et technicien supérieur en télécommunication. 

Selon le directeur du secteur, cette session de février va offrir 7 363 postes de formation répartis entre 2 280 postes pédagogiques en formation résidentielle, 2 288 postes en formation par apprentissage, 855 en cours du soir, 1 035 au profit de la femme au foyer, 105 en milieu carcéral, 95 en formation alphabétisation professionnelle, 535 places dans les formations initiales qualifiantes et 170 dans les formations conventionnées.
Les centres de la wilaya proposent des formations sur toutes les vocations de la wilaya, à savoir l’agriculture, le tourisme et la pêche.
Pour assurer une formation sur le terrain, voire même placer les jeunes dans le marché du travail, des conventions ont été signées avec de nombreux partenaires, dont la Direction du logement et équipements publics (DLEP), l’OPGI, la Chambre de l’artisanat et des métiers, la Direction de la pêche, la Seaal et le secteur des ressources en eau.