Naghem Ayachi, la jeune femme motocycliste de la wilaya de Tipasa, décédée ce week-end, suite à un accident de la circulation, survenue au moment où elle rentrait chez elle après une promenade en groupe avec des camarades, pose de nouveau le problème de ce fléau que sont devenus les accidents de moto.

Son enterrement a eu lieu au chef-lieu de wilaya où elle vivait avec ses parents, des cadres du secteur de l’éducation. La nouvelle de son décès a semé l’effroi et provoqué un grand émoi, d’autant qu’elle était connue comme étant la seule femme motarde dans la région, devenue l’idole de tous les amateurs de moto. La jeune Naghem, motarde tipasienne, a succombé à ses blessures, suite à ce tragique accident après son transfert à l’hôpital par les éléments de la Protection civile. La défunte qualifiée de « jeune fille au sourire éclatant » était connue des motards du centre du pays et des amateurs de motos et avait le respect de tous selon le site Moto.com. En rentrant chez elle, après une petite balade en groupe, à bord de sa Yamaha R6, la jeune Naghem a fait une chute, suite, probablement, à un dérapage de sa moto, qui lui a coûté la vie. Nous ignorons les causes exactes de ce tragique accident qui a eu lieu au niveau de Bou Haroun où elle a été secourue par les éléments de la Protection civile puis a succombé à ses blessures à l’hôpital des suites d’une hémorragie interne. Suite à cette triste nouvelle, la rédaction de Moto Algérie, a transmis un message de condoléances à sa famille et souligné que Naghem « était une des très rares filles motardes algériennes, de surcroît très appréciée par la communauté motarde du pays ». Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de ce drame, qui s’ajoute à tant d’autres enregistrés ces derniers mois, marqués par une hécatombe et un enchaînement de faits douloureux endeuillant les familles. Ces trois dernières années, la wilaya de Tipasa a connu de très nombreux accidents de la route, dont les auteurs, selon les responsables des services de sécurité, sont de jeunes motards souvent inexpérimentés. Le phénomène de l’utilisation de la moto se généralise auprès des jeunes qui prennent souvent des risques, grisés par la vitesse en se faufilant au milieu du trafic. Il n’est pas rare de voir sur la voie express des scènes de rodéos. Il nous est arrivé d’appeler le numéro vert de la gendarmerie nationale pour signaler entre Douaouda et Cherchell des regroupements de motocyclistes qui s’adonnent à un comportement surprenant et dangereux en faisant des acrobaties. En effet, les scènes de motos qui se cabraient et qui se livraient à des vitesses vertigineuses en effectuant des dépassements au milieu de la voie expresse, très fréquentée par les automobilistes qui roulent vite, pour étonner et amuser les automobilistes, sont autant de spectacles ahurissants. En 2019, selon notre décompte, plus d’une dizaine de décès de motocyclistes ont été enregistrés dans la wilaya.
A noter que la voie express Douaouda/Tipasa est devenue un lieu de rendez-vous de motards d’Alger et de Blida, entre autres, montés sur des Kawasaki, des Harley Davidson, Yamaha, Honda et autres BMW qui l’investissent durant les week-ends pour des balades en groupes mais quelquefois en y exécutant des manœuvres dangereuses pour eux et pour les autres usagers de la route. n