La société privée Vigil Grup (vigile groupe) qui sous-traite le recrutement d’agents de sécurité pour le compte entre autres d’Algérie Télécom est décriée par les travailleurs de la wilaya de Tipasa qui ont organisé un rassemblement de protestation devant le siège de AT-Tipasa.
Une quarantaine d’agents de sécurité venus de toutes les localités de la wilaya ont fait le pied de grue dimanche dernier au chef-lieu de wilaya pour protester contre l’entreprise vigile groupe qui les a recrutés depuis au moins cinq années pour le compte de l’entreprise publique Algérie Télécom à laquelle ils reprochent de nombreux griefs, dont celui de priver certains de la sécurité sociale et de leur donner des salaires en deçà de leur mission. Selon les témoignages des agents de sécurité, rencontrés devant le siège de la direction d’Algérie Télécom, à Reporters, la société privée Vigil Group «recevrait de AT près de 50 000 DA de salaire pour chaque agent de sécurité auquel il n’est versé que 23 000 DA, tandis que le reste va dans les caisses de ladite société privée». Les agents de sécurité protestataires réclament ni plus ni moins que leur détachement de cette société privée et leur rattachement directement à AT au lieu, disent-ils, d’enrichir la société privée avec l’argent du contribuable et des abonnés au réseau AT. Selon leurs propos, cette entreprise bénéficierait de soutien en haut lieu par «les résidus de la Issaba, toujours omniprésente au ministère des Télécommunications et laissés derrière elle par Houda Feraoun» et qui continueraient à faire la pluie et le beau temps, alors que leurs conditions de vie et celles de leurs familles se détériorent avec des salaires misérables. Avec le sit-in de ce dimanche, les agents de sécurité en sont à leur quatrième action de protestation dont les 3 autres ont eu lieu devant le siège de la DG AT en 2019 ont-ils expliqué à Reporters. Le directeur de wilaya d’Algérie Télécom n’a pas reçu des représentants des protestataires, leur suggérant de lui remettre une lettre avec leurs revendications écrites qu’il transmettra à sa hiérarchie à Alger. <