Le ministre de la Santé, Hasbellaoui Mokhtar, a effectué, jeudi dernier, une tournée dans la wilaya de Tipasa pour connaître la réalité de son secteur en se rendant successivement dans plusieurs établissements situés à Damous, Cherchell et Hadjout, où il a visité l’Ecole paramédicale qui ouvrira ses portes au premier semestre de 2018.

Cette école est un acquis important pour le secteur qui va bénéficier de bonnes conditions de formation pour offrir aux citoyens et aux malades un service public de santé de qualité, a indiqué le ministre.
Il a annoncé que la question des écoles paramédicales a été discutée lors d’un Conseil des ministres au cours duquel il a été proposé qu’elles soient érigées en institut supérieur de formation. Une proposition qui sera discutée avec les syndicats et les représentants des travailleurs du secteur pour approfondir le débat qui n’a pas encore été tranché. Concernant la loi sanitaire, le ministre répondra qu’elle est actuellement en étude au niveau de l’APN, en particulier sur la question du service civil qui va profiter au citoyen avec de nouvelles propositions qui vont changer les mentalités et inciter le personnel médical à rester au pays et non pas émigrer.
A Hadjout, le ministre a visité l’école paramédicale, située à la sortie Ouest de la ville, d’une capacité de 400 places pédagogique et d’un bloc d’internat de 160 lits, qui ouvrira ses portes le premier semestre de l’année 2018 selon les nouvelles prévisions de livraison de ce projet, qui a connu des glissements dans les délais de réalisation faute de moyens financiers suffisants. Sur place, le ministre s’est félicité de la qualité des travaux qui ont fait l’objet d’un suivi régulier des responsables locaux qui peuvent s’enorgueillir de cette infrastructure à vocation régionale. Cette infrastructure, très attendue par les responsables du secteur et de nombreux jeunes en attente de formation ou de recrutement, prendra en charge la formation du personnel paramédical de plusieurs wilayas du centre du pays pour répondre au déficit en personnel paramédical. Après Damous, où il s’est rendu au niveau de l’UMC, qui prend en charge les malades de la partie Ouest de la wilaya, le ministre a visité le pôle neurochirurgie de Cherchell, appelé à devenir un futur centre national d’excellence 

Depuis 2011, plus de 3 000 malades ont séjourné au niveau de ce service, dont le staff médical a, également, examiné près de 10 000 malades, ont expliqué les responsables du secteur, signalant son transfert depuis l’année dernière, vers la ville de Cherchell, où tous les moyens matériels ont été réunis pour son bon fonctionnement. La structure, dotée d’une capacité d’accueil de 80 lits, compte une salle de réanimation, en plus de salles d’hospitalisation, d’observation et de réveil. L’Etablissement hospitalier spécialisé (EHS) en neurochirurgie et réanimation est qualifié de fierté nationale par les responsables du secteur qui prévoient qu’il deviendra plus tard un futur centre national d’excellence qui regroupera des sommités en neurochirurgie qui réalisent des interventions très pointues. Le CHU, également, dédié à la formation, prend en charge les malades au service de neurochirurgie, doté de 30 lits, le service neurologie équipé de 16 lits, et enfin celui de la réanimation médicale et chirurgicale, de 22 lits (hospitalo-universitaire) complétés par un service radiologie, une pharmacie et un laboratoire d’analyses.
Le seul problème auquel est, actuellement, confronté l’hôpital est celui du déficit en personnel paramédical, en particulier des infirmiers. Les différents ministres qui ont visité l’établissement avaient promis une aide dans ce sens en attendant l’ouverture de l’Ecole paramédicale de Hadjout et pourra former selon les besoins des secteurs. Le service neurochirurgie a ouvert d’abord une section au niveau de l’hôpital de Sidi Ghilès grâce à la volonté et l’abnégation du professeur Deliba Hatem, qui a quitté Cherchell en 2016 après avoir mis en place une bonne relève qui permis d’aboutir à la création du CHU à vocation régionale, voire même nationale. Le secteur de la santé, dans la wilaya, s’est enrichi en 2017 d’un nouvel hôpital de 120 lits situé dans la commune de Tipasa qui assure sept spécialités, dont la cardiologie, la chirurgie cardiaque et la rééducation fonctionnelle, introduites, pour la première fois, à l’échelle de la wilaya. Outre ce nouvel hôpital, la wilaya de Tipasa compte un hôpital psychiatrique à Nador, dont la visite du ministre a été annulée à la dernière minute, laissant en plan les responsables mobilisés toute la matinée, des services hospitalo-universitaires pour la médecine et la neurologie à Cherchell et des services d’oncologie, parallèlement à 16 établissements publics de santé de proximité. Selon un bilan de la DSP, le secteur de la santé de Tipasa a bénéficié, ces dernières années, d’une enveloppe globale de 9,7 milliards DA, destinée à la réalisation de 83 projets, dont 14 salles de soins, pour les zones enclavées, 8 cliniques spécialisées, l’acquisition de 2 scanners et l’extension de la capacité d’accueil de l’hôpital de Gouraya de 20 à 100 lits.