Par Djamila Seddiki
Un hommage a été rendu aux trois confrères décédés lors de la troisième vague de la Covid-19 à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la presse, présidée par le wali Mohamed Maabed en présence de leurs familles.
Mohamed El Wahed correspondant du quotidien la «Nouvelle République», Mohamed Larbi du «Soir d’Algérie», ainsi que Adlène Ghrifa nous ont quitté lors de la troisième vague de la pandémie qui a été, particulièrement, meurtrière laissant des familles éplorées et inconsolables et surprises par les dégâts causés par cette vague que d’aucuns considéraient comme anodine. Les parents des défunts, présents lors de la cérémonie, n’ont pas manqué de nous confier qu’ils déploraient que les responsables des quotidiens, pour lesquels travaillaient leurs proches en tant que correspondants locaux, n’ont rendu ni visite ni transmis de message de condoléances aux familles endeuillées qui regrettent, profondément, ce «mépris» à la mémoire de leurs parents.
L’intervention du wali, à l’occasion de la Journée de la presse, a été axée sur cette pandémie qui a touché, dira-t-il, tous les secteurs d’activités, sans oublier les citoyens lambda auxquels il rend hommage. Tout en rappelant que la vaccination reste la meilleure façon de se protéger et de protéger les siens de cette pandémie qui, hélas, est toujours présente.
Le wali n’a pas manqué de rappeler le rôle positif des médias depuis le début de la pandémie, qui se sont mobilisés pour sensibiliser les citoyens sur les gestes de protection et de prévention contre le virus, qui restent de rigueur, même si on enregistre une accalmie sur le front des contaminations.
Concernant le thème de la journée, à savoir la presse, le wali a tenu à réitérer que, pour lui, «les journalistes sont des partenaires dont les écrits sont, non seulement pris en compte, mais aussi exploités pour corriger le tir sur des anomalies de la gestion locale ou des projets à l’arrêt entre autres sujets». Pour le wali, les «écrits de la presse locale sont une autre source d’informations qui vient compléter celle des responsables du secteur au niveau local».
La cérémonie a été organisée dans la grande salle de conférences de la wilaya (règles sanitaires obligent), contrairement aux années précédentes où elle se tenait dans le salon d’honneur, un lieu plus intime, où le contact avec le premier responsable était plus aisé, convivial et plus chaleureux. Il s’agit, rappelons-le, de la première rencontre du chef de l’exécutif avec les représentants de la presse locale depuis son installation.
Au cours d’un bref échange lors de la photo de groupe avec Reporters et El Watan, le wali a expliqué en quittant la cérémonie qui a été brève, n’était la fastueuse distribution de cadeaux, il allait directement à Bou Ismaïl s’enquérir de l’état d’avancement de la Station de dessalement de l’eau de mer (SDEM) qui fait l’objet d’une réhabilitation et d’une extension de 5 000 m3 à 10 000 m3. Sa troisième visite en deux semaines, car il s’agit du problème numéro un dans les préoccupations locales. Notre salut, confiera-t-il, est dans l’arrivée des pluies, seule solution dans l’immédiat. Tout en reconnaissant, suite à la remarque de Reporters, que les responsables n’ont pas été assez prévoyants pour rationner l’eau quand les barrages n’étaient pas encore à sec. Ne dit-on pas que gérer c’est prévoir ?
L’arrivée de ce nouveau chef de l’exécutif a, pour l’heure, été bien accueillie, si l’on en juge par les sorties et dossiers pris en charge, qui semblent bien ciblés et répondre aux urgences du moment après «l’année sabbatique» qu’a connue la wilaya avec, à sa tête, Labiba Mebarki Ouinaz, mutée à Guelma lors du dernier mouvement. Les Guelmis devront prendre leur mal en patience. n