En plus de l’arrivée massive d’habitants, l’ouverture anarchique de commerces qui ont clochardisé les lieux en occupant tous les trottoirs avec leurs bric à brac, une hygiène publique désastreuse, les résidents du chef-lieu de wilaya doivent vivre avec la dégradation continue du cadre de vie en attendant les prochaines élections qui apporteront, peut-être, des élus dignes de ce nom.

Actuellement, le calvaire des parents d’élèves et des automobilistes sont ces nids de poule visibles à tous les coins de rue, dans les cités d’habitations, mais aussi et surtout aux abords des écoles dans l’indifférence générale.

Les nids de poule que sont ces crevasses au niveau de la chaussée qui, laissés en l’état, s’agrandissent et se développent inexorablement à la faveur des dernières pluies étant donné la mauvaise qualité des travaux engagés sur ces axes routiers.
Ajoutez à cela les caniveaux dégradés, dont la dalle extérieure a complètement disparue, et transformés en décharges publiques mettant en danger les écoliers qui, sitôt, sortis de l’école, courent, voire même se chamaillent et risquent à tout moment de tomber dans ces crevasses laissées en l’état par les responsables de la commune qui sont complètement absents sans oublier les piétons qui courent un risque de ne pas les voir en particulier la nuit.
Il n’y a pas une ruelle où les automobilistes ou les piétons peuvent circuler sans avoir à slalomer, voire même faire une gymnastique pour enjamber les trous qui, faute d’être pris en charge à temps, se développent offrant une image indigne d’un chef-lieu de wilaya.
Le meilleur exemple est cette route qui longe le tribunal de Tipasa où les écoliers sont en danger permanent à cause des caniveaux dégradés et des travaux entamés par la Seaal il y a plus d’un an et qui n’en finissent pas de pourrir la vie aux habitants du quartier qui mène vers oued Merzoug.
Après des semaines de bricolage sur ce bout de tronçon qui ont été menés à moitié, la soi-disant entreprise qui est intervenue sur le site a quitté les lieux en laissant sur place des quantités de graviers qui tapissent le sol rendant la circulation dangereuse pour les véhicules dont certains ont dérapé étant donné la forte déclivité de la rue.
Ceci fera dire à de nombreux habitants de ces quartiers, entourés de plusieurs cités où la densité démographique est importante, qu’il n’y a plus de responsables dans cette commune livrée à elle-même.
Dernièrement, lors du passage d’une délégation en visite officielle sur le site du patrimoine mondial, les travailleurs de la DTP dépêchés en urgence et dans la précipitation à la sortie Est de la ville sur la RN 11 pour boucher un trou laissé en l’état après des travaux n’ont rien trouvé de mieux que de le combler avec de la terre au lieu d’utiliser du goudron ce qui dénote du manque de sérieux et du laisser-aller général. L’arrivée d’un nouveau chef de daïra avait laissé pointer un espoir de reprise en main de la situation, mais, hélas, cet espoir a vite été déçu étant donné que celui-ci est, non seulement, invisible sur le terrain mais aussi et surtout très peu communicatif.
Alors les résidents de Tipasa n’ont plus qu’à prendre leur mal en patience en espérant que les prochaines élections leur apportent l’oiseau rare qui sera en mesure de gérer une ville dont la réputation a dépassé les frontières nationales et qui n’en finit plus de se clochardiser.