Les nouveaux édiles de la commune de Fouka se sont distingués cette semaine par une opération d’envergure de démolition de constructions illicites. En effet, pas moins de 54 habitations réalisées illicitement au niveau de la forêt dite Benoit où elles ont été érigées ces dernières années, mettant l’administration devant le fait accompli, ont été rasées par les bulldozers ramenés sur le site à grands renforts.

Ces constructions qui surplombaient la voie express au niveau du viaduc reliant la zone du Mazafran à Bou-Ismaïl et relevant du territoire de la commune de Fouka ont été démolies en présence d’une troupe de la Gendarmerie nationale qui a sécurisé le périmètre de crainte de violence de la part des indus occupants. Selon les élus locaux, l’opération qui ciblait à la base 34 bâtisses construites dans le domaine forestier s’est élargie par la suite à d’autres habitations ayant été construites dernièrement sur le même site par des indus occupants qui espèrent ainsi bénéficier de relogement. Cette action vient en application des instructions données par les pouvoirs publics et des rencontres avec les nouveaux élus qui ont été appelés à réactiver les procédures de lutte contre le phénomène des constructions illicites devenu un véritable casse-tête et qui échappe à tout contrôle depuis plusieurs décennies. Les élus n’ont pas manqué de rappeler que le relogement des familles, dans le cadre des programmes du logement social, se fera sur la base du recensement de 2007 qui avait fait le tour des constructions illicites et autres habitats précaires consignés dans un rapport global. Il faut rappeler que les constructions illicites ont vu le jour, en toute impunité, grâce à la complicité des élus et autres fonctionnaires locaux et au laxisme de l’administration locale en général, ce qui n’a pas manqué d’entraver la gestion de la commune et compliquant la situation quant à la prise en charge des citoyens et leur relogement dans des habitations décentes. Les rapports et bilans établis tant par la gendarmerie que par la police font état de situations alarmantes, voire inacceptables concernant les agressions des domaines fonciers, agricoles, forestiers et maritimes. D’autres opérations similaires sont envisagées prochainement dans la même zone.