Le bilan des activités des services de la Sûreté de wilaya de Tipasa de l’année 2018 a été au menu d’une conférence de presse, présidée par le chef de Sûreté par intérim Driad Arslane, entouré de ses cadres et chefs des principaux services qui ont répondu aux questions des représentants de la presse au niveau local.

D’emblée, le responsable de la police a indiqué que la couverture sécuritaire s’est beaucoup améliorée dans la wilaya de Tipasa avec un ratio d’un agent de police pour 165 habitants (la moyenne nationale étant de 1 policier pour 350 habitants) et sera davantage consolidée et confortée avec l’inauguration prochaine de nouvelles infrastructures dont le nouveau siège de la direction de wilaya, une Sûreté urbaine à Messelmoune, une autre à Bou Ismail, une à Meurad et la délocalisation du siège de la BRI au chef-lieu de wilaya.
Développant le plan stratégique d’intervention des unités de la police, le divisionnaire parlera d’une bonne occupation du terrain avec des équipes volantes et fixes qui est surtout bien adaptée à la caractéristique de la wilaya marquée, les week-ends, par une arrivée massive de visiteurs et durant la période estivale avec une population flottante de près de 2 millions de personnes.
Au sujet de la couverture du territoire de la wilaya, le DSW fera savoir que le plan de la DGSN a réalisé un maillage progressif du territoire de la wilaya à raison d’une structure par commune au moins et actuellement les dix daïras sont bien couvertes. Il reste à renforcer les équipes dans les nouveaux pôles urbains qui sont aussi ciblés par la mise en place d’unités de sécurité.
L’analyse du bilan comparatif des activités (2017 et 2018) des différents services, présentée par les différents cadres, fait ressortir une augmentation 1,75% des affaires traitées qui sont au nombre de près de 5 000, impliquant 5 076 personnes, dont 680 ont fait l’objet de détention provisoire, 356 libérées, 103 placées sous surveillance judiciaire et 3 251 visées par des mesures diverses. Concernant ces affaires, les statistiques présentées citent les crimes contre la propriété et les P-V concernent 1 686 personnes, dont 271 ont été placées en détention provisoire, 207 en citations directes, 64 personnes libérées, 30 personnes placées sous surveillance judiciaire et 1 114 visées par d’autres mesures. S’agissant des crimes contre les personnes, il a été recensé 2 104 personnes, dont 96 placées en détention provisoire, 296 en citation directe, 51 libérées, 15 placées sous surveillance judiciaire et 1 646 visées par d’autres mesures.
Au chapitre des infractions à la législation sur les stupéfiants, il est fait état de 312 affaires traitées en 2018 qui impliquent 482 individus dont 149 ont été présentés à la justice et mis en détention préventive.
A propos des accidents de la route, le décompte fait apparaître une légère hausse des accidents corporels en 2018, où il a été enregistré 305 accidents avec une augmentation de 5% par rapport à 2017. Ces sinistres ont entraîné 362 blessés en 2018. Le facteur humain est cité comme facteur prépondérant dans la survenue des accidents alors qu’en 2017 ce sont 4 778 citoyens qui se sont vus retirer leur permis de conduire contre 3 772 en 2017 et 30 interventions du service des radars fixes et mobiles. Ces retraits de permis et autres amendes pour infractions au code la route ont rapporté au Trésor public la somme de 50 millions de dinars.
S’agissant de la répression du commerce informel, les services compétents de la police ont procédé à l’interpellation de 384 personnes en 2018 (contre 325 en 2017) dont 168 ont été traduites en justice.
Les services spécialisés de la police ont eu à traiter 56 affaires liées à la cybercriminalité dont 28 ont fait l’objet de traitement par les éléments spécialisés de la police judiciaire contre 71 cas enregistrés en 2017 et 21 traités.
Concernant le numéro vert 1548, il a été fait état de 23 435 appels de citoyens qui ont permis aux agents d’intervenir soit pour renseigner, pour aider ou secourir ou encore avoir des renseignements concernant des faits qui se sont déroulés sur les routes
Un laboratoire mobile pour relever l’identité judiciaire
La police scientifique de la wilaya de Tipasa, à l’instar de toutes les wilayas, s’est dotée d’un laboratoire mobile de contrôle et de relevé d’identité judicaire des personnes sur la scène du crime.
Ces laboratoires mobiles sont équipés de tous les moyens modernes nécessaires à l’accomplissement, à temps, des missions de l’agent de la police scientifique de manière rapide et efficace dans le traitement de la scène de crime, a expliqué le responsable.
Ils ont été équipés selon les standards internationaux en vigueur à même de permettre aux spécialistes de s’adapter à toutes les scènes de crime qui requièrent l’utilisation de tous les moyens scientifiques, de l’ADN aux preuves numériques. La conception de ces laboratoires par un spécialiste de la police scientifique en collaboration avec la Société algérienne de fabrication de véhicules, Safav-Mercedes-Benz, relevant du ministère de la Défense nationale, a tenu compte des conditions favorables de travail de techniciens et spécialistes de la police scientifique en garantissant un espace favorable à l’accomplissement de leurs missions et en équipant le véhicule d’outils informatiques leur permettant de rédiger leur comptes-rendus dans de bonnes conditions.