Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs Youcef Belmehdi s’est rendu en visite de travail dans la wilaya de Tindouf où il a lancé le projet d’une nouvelle mosquée de 700 places au quartier dit « El-Karama ».

par Salim Benour
Ce futur édifice religieux s’étendra sur une superficie de 5727 m2 et sera doté de deux logements individuels et une salle d’ablutions, a-t-on indiqué surplace. Séjournant à Tindouf depuis lundi dernier, Youcef Belmehdi s’est rendu, hier, mardi, à la Maison de la Culture de la ville où il a présidé l’ouverture d’une journée d’étude sur « le rôle du discours religieux dans la consécration de l’unité nationale », avant de donner le top départ à une caravane de solidarité vers les zones d’ombre que compte la région. Sur place, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs a également lancé une session de formation au profit du personnel du secteur des Affaires religieuses de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) dans le cadre d’une convention signée par son département ministériel. Lundi, M. Belmehdi a visité la « mosquée pôle » de Tindouf au nom de Youcef Ben Tachfine, un espace scientifique, culturel et religieux, « qui attend un renforcement de ses équipements pour jouer son rôle pleinement, bénéficier de son école coranique et exploiter son auditorium pour la tenue de séminaires et journées d’études », a-t-il été expliqué sur place. Conçu selon un cachet alliant architecture maghrébine et andalouse, la mosquée pôle de Tindouf dispose notamment d’une salle de prière pouvant accueillir 4.200 fidèles, un salon d’honneur, une salle de conférence, une autre de réunions de son conseil scientifique, une bibliothèque, un espace de lecture et un foyer pour les étudiants. Le ministre a également visité la mosquée antique « Abderrahmane Ben Sakhr », datant du milieu du 19e siècle, où il s’est enquis des travaux de restauration touchant certaines de ses structures, appelant à finaliser l’opération pour que la mosquée rayonne sur le Sud-ouest et joue son rôle d’enseignement religieux et de passerelle vers l’Afrique de l’Ouest, surtout avec l’ouverture du poste frontalier terrestre algéro-mauritanien « Mustapha Benboulaid ».