Quelque 70 travailleurs et fonctionnaires à la direction opérationnelle d’ Algérie Télécom ont observé dimanche à Tiaret un sit-in pour revendiquer des élections leur permettant de choisir leurs représentants syndicaux tout en rejetant la désignation par plébiscite, a-t-on constaté. Les protestataires, qui ont refusé de coopérer avec la section syndicale installée dernièrement par plébiscite, réclament d’annuler cette procédure et d’organiser des « élections libres et intègres » pour permettre aux travailleurs de choisir leurs représentants légitimes. Les travailleurs et fonctionnaires en grève rejettent une assemblée générale tenue « secrètement », selon eux, au siège de l’union locale de l’UGTA par Henini Abdelkader, ex responsable de la section syndicale depuis 22 ans. « Cette assemblée a exclu une majorité de cadres et de travailleurs de l’entreprise », a-t-on souligné, affirmant qu’ils auront recours à la justice pour statuer dans cette affaire. Le chef de l’union de wilaya des travailleurs algériens, Abdelkader Khaldi, a fait savoir que le directeur d’Algérie Télécom de Tiaret «a, sous la pression des travailleurs, refusé d’autoriser la tenue de l’assemblée générale au sein de l’entreprise », ajoutant que « Henini Abdelkader a été reconduit à la tête de la section syndicale pour un nouveau mandat par environ 60 travailleurs ». Le directeur d’AT de Tiaret, Nabil Touil, a, pour sa part, nié avoir refusé la tenue de l’assemblée générale mais demandé plutôt son report, notant que la section syndicale a achevé son mandat en août 2018 et a choisi cette période critique pour revendiquer la tenue d’une assemblée générale. n