Depuis plusieurs jours, c’est l’un des principaux sujets de l’actualité nationale. Le lecteur aura immédiatement pensé à la crise d’eau qui sévit dans le pays. Un raisonnement logique de par l’impact de la rareté du H2O sur la population. Toutefois, il s’agit ici de la formation du nouveau gouvernement qui tient en haleine plusieurs personnes, groupes de personnes, et les chancelleries bien sûr. Sur cette liste, il n’est pas nécessaire de mettre les citoyens algériens. Ces derniers donnent de plus en plus l’impression de vouloir se déconnecter de ce qui se passe dans les «hautes sphères». L’épisode des élections législatives avec son 23,03% de taux de participation en est l’une des meilleures illustrations. Ce manque de légitimité de cette APN dont, vraisemblablement, découlera la composante de la nouvelle équipe gouvernementale, sera ainsi très difficile à dépasser. La «distance» de séparation risque d’être encore plus grande avec la situation actuelle du pays, et celle que tout le monde devra subir durant cet été. C’est que la saison estivale s’annonce bien plus chaude que celles d’avant. Il ne va pas falloir surveiller uniquement la météorologie, mais surtout le «thermomètre» du front social. L’histoire des coupures d’eau, qui n’est qu’à ces débuts, risque de déclencher une grave crise aux graves conséquences. Il n’y a qu’à essayer de tâter le terrain pour constater la grogne qui de plus en plus monte, en mode crescendo. Les appréhensions, chez les citoyens, sont d’ailleurs énormes pour l’avenir, et à court terme. En plus de la rareté de l’eau, il y a celle attendue de l’électricité, et la crise qui ne veut plus prendre fin, celle liée au Covid-19. Ne pas mettre l’accent sur l’urgence de trouver des solutions acceptables à ce qui se passe, et à ce qui est «prévisible, c’est tout simplement jouer avec le feu.
Le président aura beau à recevoir les partis politiques et les représentants des listes d’indépendants «vainqueurs» des dernières élections, la grande question sera : que va pouvoir faire le nouvel Exécutif ? Les noms qui vont émerger dans quelques jours, avec la décision des nouveaux (ou anciens) détenteurs des postes ministériels, partent d’avance avec une grande marge de «négativité». Pour arriver au «zéro» ce sera déjà, dans la conjoncture actuelle, presque un exploit. En espérer plus, c’est aussi croire au père noël.