L’humoriste Fodil Assoul est de retour aujourd’hui et demain sur les planches du TNA Mahiedinne-Bachtarzi avec son spectacle Zalamitt (allumettes) qui a obtenu un franc succès.

Ce one man show plein de vie et de fraîcheur a su reprendre les détails des peines et des frustrations d’un Algérien, dans une société qui respire la bureaucratie et aspirant à la modernité. Lors de ses précédentes apparitions, il a su transporter les spéctateurs dans une fresque hilarante pleine de métaphores qui égratigne malicieusement la société, ses défauts et ses tics, campant sur cet Algérien irascible qui s’emporte facilement pour un oui ou pour un non, provoquant des fous-rires dans la salle tout au long de ses spectacles. L’artiste a aussi mis en scène une société kamikaze qui défie la logique et cultive la passion « d’expérimenter les évidences ». Le comédien a, cependant, évoqué dans son show, des comportements quelquefois irrationnels d’une société souvent sans repères, pour raconter ensuite des choses simples que les gens vivent et subissent au quotidien, mettant les spectateurs devant des scènes des plus loufoques, mais qui reflètent de vraies scènes de vie. Avant qu’il ne se lance dans l’histoire de son grand-père (personnage du monologue, s’entend), ce «grand sage, qui a tenu à laisser à l’humanité un petit florilège de pensées truculentes à travers deux beaux livres, abordant la philosophie de la vie à l’algérienne et «l’habileté» dans le « pillage de Sonatrach ». A l’issue de sa mise en scène, le comédien, venu de la cité de Yemma Gouraya, a dégagé des comportements et des situations d’une vie quotidienne.