Nouvel espace dédié au quatrième art, ouvert en février dernier par l’APC d’Alger-Centre, le Théâtre communal d’Alger accueillera, le 12 mai à partir de 18h, la générale de la pièce intitulée «H’mar wa laou tar» produite par l’association le Nouveau théâtre des Issers.

 A cette occasion, la pièce, mise en scène par Abdelghani Chentouf et écrite par Youcef Taouint, en s’inspirant du célèbre texte de Molière «le Médecin malgré lui», a été présentée, hier, lors d’une conférence de presse organisée par l’APC d’Alger-Centre. L’auteur, Youcef Taouint, également président de l’association Mouvement théâtral de Koléa, a fait savoir, que «le fond de l’histoire de cette pièce est la violence conjugale. C’est l’histoire d’un homme alcoolique qui bat son épouse. Par la suite le récit se construit autour de la volonté de cette femme de se venger, de voir à son tour son mari subir le même sort qu’elle» et que la pièce est construite autour d’une certaine forme de comédie et d’humour de situation. Il précise que le message pourrait se résumer en le fait qu’il faut «toujours privilégier la raison, le dialogue», ajoutant que «bien sûr, nous ne cherchons pas à faire de la morale».
L’auteur explique aussi que l’écriture, la langue et le sujet avaient délibérément été choisis pour susciter l’intérêt du grand public qui «a besoin de ce type de distraction, de pièces théâtrales qui se basent sur des sujets disons ‘’simples’’ mais porteurs de messages forts».
Youcef Taouint souligne également, à propos du public qui vient au théâtre, que «nous constatons qu’il a changé. Aujourd’hui, nous avons certes un petit nombre de personnes qui ont une culture théâtrale. La majorité s’est éloignée de cette culture. Ce que nous avons donc essayé de faire est de nous adapter aux attentes du plus grand nombre». C’est dans ce sens que la pièce est proposée au public en arabe algérien. Concernant, les préparatifs de cette représentation, qui a fait appel à six comédiens, le metteur en scène Abdelghani Chentouf a précisé que «les répétitions se sont déroulées à la Maison de la culture de Boumerdès durant environ 45 jours. Les comédiens sont des artistes qui ont déjà travaillé dans un cadre professionnel et issus de la région de Boumerdès. Certains ont reçu des formations par l’association, d’autres étaient auparavant des comédiens amateurs avant de devenir professionnels pour des théâtres régionaux». Concernant les prochaines représentations de la pièce, après la générale, il a annoncé, hier, que cinq représentations sont prévues durant le mois de Ramadhan en précisant que «pour le moment, nous n’avons pas de dates précises, mais nous programmons plusieurs représentations durant le mois de Ramadhan, au TNA à Alger, et aux Théâtres communaux de Blida, Tizi Ouzou et Boumerdès».