Des dramaturges et chercheurs en théâtre ont insisté, samedi dernier, à Batna sur l’importance de la formation des animateurs des coopératives et associations de théâtre amazigh activant à travers le pays. Lors d’une conférence animée en marge du 11e festival culturel national de théâtre d’expression amazigh. Les intervenants ont ainsi considéré que les jeunes comédiens et metteurs en scène des associations et coopératives de ce genre de théâtre ont besoin de formation pour se parfaire. Pour l’artiste Ali Djebara, le festival de Batna est une opportunité pour connaître ces associations, leur travail et leurs potentialités en dépit de la faiblesse de leurs moyens. Ces associations doivent être soutenues par la formation et le soutien à la distribution de leurs spectacles par le biais notamment du fonds de soutien à la créativité du ministère de la Culture et par les théâtres régionaux.Pour sa part, le réalisateur et comédien Abdelkader Azouz de Tamanrasset a évoqué le parcours de certaines associations à l’instar de « Cri de scène» de Tamanrasset que le manque de moyens a contraint à s’absenter de ce festival. Le commissaire du festival de théâtre amazigh, Salim Souhali, a indiqué que le commissariat du festival a proposé à la tutelle un stage de formation national au bénéficie des jeunes associations de théâtre avec des ateliers thématiques sur la mise en scène, écriture théâtrale, la scénographie et l’art du comédien ainsi que sur le rapprochement des variantes de la langue amazighe. Pour rappel, la 11e édition du festival culturel national du théâtre d’expression amazighe, accueille depuis le 3 février dernier 16 troupes en compétition dont quatre des théâtres régionaux et dont les lauréats seront dévoilés durant la cérémonie prévue mardi prochain.