L’agriculture en Algérie n’a toujours pas encore pris la place qu’elle mérite dans le développement du pays. Une réalité que tout le monde constate à ses dépens depuis des lustres et ce n’est pas les nombreuses promesses des autorités, au fil des années, qui peuvent effacer les retombées de cette «absence».
Il suffit de faire un tour des marchés pour être établi sur la situation. Non, nous n’avons pas d’agriculture. Le citoyen lambda le sait et le constate quotidiennement. Ni les plans gouvernementaux, ni les statistiques lâchées à satiété ne peuvent faire oublier cela.
Le meilleur repère reste cette insoutenable vérité de réaliser une souveraineté alimentaire, même à petite échelle. Un objectif tant brandi par les responsables du secteur et par tous les gouvernements qui se sont succédé sans rien voir de concret sur le terrain.
Toutefois, il n’est jamais trop tard pour trouver les solutions. La dure période que les Algériens ont vécue ces derniers mois avec les multiples crises subies, qu’elles soient liées à la pandémie, ou à la sécheresse, ou encore (comment l’oublier!) aux incendies de l’été dernier, doivent faire réfléchir tous les responsables du pays.
Le fait que les pommes de terre se retrouvent encore une fois comme un sujet national est une honte. Un «sentiment» qui ne semble pas déranger beaucoup de monde ! Comment pouvoir aspirer à faire avancer un pays quand les priorités des citoyens ne sont que des acquis (depuis belle lurette) sous d’autres cieux (des plus lointains aux plus proches).
Les hydrocarbures ne peuvent pas être une locomotive d’une nation qui se respecte. Cela n’a que trop durer. La solution était, est et restera la terre.