Il est encore plus dans la légende. Novak Djokovic a tenu son rang dimanche en battant Nick Kyrgios en finale de Wimbledon. Un nouveau sacre en Grand Chelem, le 21e en carrière qui conforte -un peu plus- sa place parmi les tennismen de légende. Mais le Serbe a encore de la marge pour devenir le recordman des victoires en Majeurs avant de racrocher. Clairement, s’il y a une personne qui peut menacer l’accomplissement de Rafael Nadal, sacré à 22 reprises dans les quatre Grands Tournois, c’est bien «Nolé».

Avec un Federer et Nadal en délicatesse sur le plan physique, il s’impose comme le maître incontesté du tennis mondial. Dimanche, il s’est détaché de Roger (20 sacres en Grands Chelems) pour se rapprocher de Rafa qui compte 22 couronnements en Majeurs.

De glace et de feu

Djokovic marche de pas fermes vers le record absolu de victoires dans le tournois principaux du circuit ATP après son 7e sacre à Wimbledon et le 4e de rang. C’était à l’occasion de sa 8e finale au Royaume-Uni. Sans être flamboyant contre un Kyrgios, qui avait potentiellement le talent pour le priver de se rapprocher de la marque de Federer décoré à 8 reprises sur les lieux, le Serbe est parvenu à assumer son statut.
C’est notamment mentalement que «Nolé» a dominé l’Australien qui avait pourtant gagné le premier de quatre sets joués avant-hier sur le court principal. «C’est bizarre, j’ai l’impression qu’il n’a rien fait d’extraordinaire aujourd’hui. Il a bien sûr retourné à sa manière, c’est un excellent relanceur. Mais il était tellement calme. Je pense que c’est sa plus grande force, il n’a jamais l’air déstabilisé. Chapeau bas à lui. C’était un match d’enfer. Je pense avoir bien servi. Mais je n’ai pas du tout été capable de jouer ces points décisifs», a estimé Kyrgios.

Le Coronavirus peut contrarier son avènement

Oui, l’enfant de Belgrade n’est pas du genre à plier sous la pression et l’enjeu. On a affaire à un sportif de caractère et qui est difficile à contrarier. D’ailleurs, il refuse toujours de se faire vacciner contre le Coronavirus. Cela l’avait empêché de disputer l’Open d’Australie pour lequel il était favori d’ailleurs. C’est pour dire qu’il aurait déjà pu égaler Nadal. Ce problème de vaccination risque aussi de le priver de l’US Open puisqu’il refuse catégoriquement la vaccination. Le schéma vaccinal complet est obligatoire pour fouler le sol américain. «Je vais quoi qu’il arrive me reposer deux semaines parce que ces derniers mois ont été éprouvants. Ensuite, je vais attendre une bonne nouvelle en provenance des Etats-Unis parce que j’aimerais vraiment y aller, jouer un tournoi ou deux avant l’US Open», espère-t-il… désespérément. En outre, il campe sur sa position en lâchant : «Je ne suis pas vacciné et je n’ai pas l’intention de me faire vacciner. Donc la seule bonne nouvelle possible serait une levée de l’obligation vaccinale pour entrer sur le territoire des Etats-Unis, ou une exemption. Mais je ne pense pas que l’obtention d’une exemption soit réaliste». Il faudra probablement attendre Roland Garros pour le voir potentiellement revenir à la hauteur de Rafa. Si ce dernier ne profite pas des deux tournois à venir pour prendre le large.