Roger Federer est de retour à Wimbledon. Le Suisse espère y briller et, pourquoi pas, tenter d’aller chercher un 21e titre du Grand Chelem. C’est pour l’heure son seul objectif, et son unique horizon. Il refuse de dresser des plans pour la suite de sa saison, y compris les Jeux de Tokyo, dans un mois. Il ne prendra sa décision qu’après Wimbledon.
Deux ans après sa (mémorable) finale perdue contre Novak Djokovic, Roger Federer est de retour à Wimbledon. «C’est toujours un privilège d’être ici», a avoué le Suisse hier. Après s’être retiré de Roland-Garros, il avait expliqué que sa saison commençait vraiment avec la campagne sur gazon. Mais de quoi sera-t-elle faite après Wimbledon ? Pour l’heure, Federer refuse de voir autrement qu’à court terme. Y compris pour la prochaine grande échéance qui succèdera au Majeur londonien, à savoir les Jeux Olympiques.
Verra-t-on le Bâlois à Tokyo à la fin du mois de juillet ? L’envie est toujours là, mais à ce jour, pas question de trancher. Tout dépendra de Wimbledon et, surtout, de l’état de son genou à l’issue du tournoi. «J’ai toujours l’intention d’aller aux Jeux Olympiques, a-t-il expliqué samedi. Mais nous devrons faire le point après Wimbledon. L’objectif, c’est de jouer le plus de tournois possibles. Mais ça va vraiment dépendre de mes résultats et de la façon dont mon corps réagit.»
AVEC L’ÂGE, ON DOIT ÊTRE PLUS SÉLECTIF
Si son seul désir entrait en ligne de compte, Roger Federer irait à Tokyo. Mais tout n’est donc pas aussi simple pour l’ex-numéro un mondial, de plus en plus contraint d’écouter son corps, et ce après chaque tournoi. Voire après chaque match, comme on l’a constaté lors du dernier Roland-Garros. «J’aimerais pouvoir vous en dire plus, donner une réponse, mais c’est plus compliqué que par le passé pour moi. Avec l’âge, on doit être plus sélectif. Je ne peux pas tout jouer.»
Le titre olympique en simple est le dernier grand trophée qui manque encore au palmarès de Roger Federer. Il a été sacré en double à Pékin en 2008 avec son camarade Stan Wawrinka, mais en solo, son meilleur résultat reste une médaille d’argent, à Londres, en 2012, lorsqu’il avait été battu par Andy Murray en finale. Il y a quatre ans, le champion helvétique était absent à Rio. Il venait d’annoncer son forfait pour le reste de la saison 2016, avant un retour fracassant début 2017. Pour Tokyo, il n’écoutera donc ni son cœur ni sa tête, mais surtout son genou.