Roger Federer quitte un Grand Chelem dès les huitièmes de finale pour la deuxième fois consécutive après sa défaite face à Stefanos Tsitsipas  (6-7, 7-6, 7-5, 7-6) dimanche.
Le Suisse peut s’en mordre les doigts. Incapable de convertir une seule de ses douze balles de break, il a souvent entrouvert la porte. Mais  n’a pas su franchir le seuil.

Perdez-vous ce match sur les 12 balles de break non converties ou est-ce un seul pan de l’histoire ?
Roger : Il y a toujours des facteurs multiples quand on perd un match comme ça. Mais clairement, les choses n’ont pas tourné comme je l’aurais voulu sur les balles de break. Je n’avais déjà pas réussi à le breaker à la Hopman Cup, dont il y a quelque chose qui cloche dans ma façon de le relancer, quoi que j’essaie de faire. Mais il a fait du bon boulot pour le sauver, aussi. Mais c’est très frustrant malgré tout. La marge est petite alors quand tu rates des balles de break dans tous les sens, forcément tu paies le prix derrière…

Vu de l’extérieur, cela semblait être un match de haut niveau. Comment jugez-vous votre performance ?

C’était pas mal je pense. J’ai perdu contre un adversaire meilleur que moi qui a joué à un très haut niveau ce soir (dimanche, Ndlr). Il a tenu, il a su saisir ses chances, il est resté calme. Ce n’est pas facile, surtout pour un joueur aussi jeune. Il faut lui donner du crédit pour ça. Il a été très bon au filet aussi.
Sortez-vous de ce match, et de ce tournoi avec beaucoup de regrets ?
Oui, j’ai d’énormes regrets. Je n’ai peut-être pas l’air défait, mais je le suis. J’ai le sentiment que j’aurais dû gagner ce deuxième set. Peu importe quand, peu importe comment, mais j’aurais dû le gagner. Le deuxième set me coûte le match ce soir.

Malgré tout,  
restez-vous optimiste pour la suite ?
Le côté très positif, c’est physiquement : je suis très content de comment je me sens. Je sais comment je suis parti de certains tournois, avec un problème au dos, au genou… Là, ce n’est pas le cas. Et le niveau de jeu, honnêtement, je trouve qu’il est là. Je pars de ce tournoi avec un bon sentiment pour la saison même si c’est encore une fois un peu plus tôt en Grand Chelem.»
Stefanos a encore répété que vous étiez son idole. Voyez-vous un peu de vous en lui ?
Sans doute, oui. Il a un revers à une main et j’avais des cheveux longs moi aussi à une époque, alors oui, forcément, je me retrouve un peu (sourire).

La NextGen semble franchir un cap. Voyez-vous Tsitspas comme un de ses leaders dans les années à venir ?

Sans aucun doute. Stefanos a beaucoup progressé depuis un an. Même avant aujourd’hui, on le sentait. Il avait battu Novak à Toronto, il avait battu Zverev, Anderson. Et moi maintenant, ici. On a besoin de ça de la part de la jeune génération. C’est vraiment bien pour lui surtout. Il a fait un grand match.
(Source Eurosport