Novak Djokovic avait des messages à faire passer. Hier, face à l’une de ses victimes préférées et sur son court préféré, le numéro un mondial a surclassé Jérémy Chardy (6-3, 6-1, 6-2 en 1h31). Comme lors de leurs 13 premiers affrontements, le Français n’est pas parvenu à remporter le moindre set. Double tenant du titre à Melbourne, Djokovic a montré qu’il était déjà en pleine forme et que le détrôner ne serait pas une mince affaire. Le Serbe affrontera Frances Tiafoe au deuxième tour.
Concentré et appliqué dès le premier point de la rencontre, Novak Djokovic a rapidement enfermé Chardy dans un étau dont le 66e mondial n’a jamais pu sortir. Avec un break d’entrée dans chaque set, le numéro un mondial a éteint tout espoir d’exploit pour le Palois. Porté par une qualité de retour exceptionnelle (47% de points remportés sur le service adverse), Djokovic a ainsi obtenu 13 balles de break tout au long de la rencontre. Il en a converti six, deux par manche, pour faire cavalier seul du début à la fin de ce premier tour.

ADVERSAIRE IMPUISSANT
Dépassé par la vitesse de frappe du Serbe, Chardy a commis 26 fautes directes contre 11 à son adversaire. Obligé de forcer ses coups pour ne pas s’exposer aux contres, le Français a notamment beaucoup raté en coup droit. Et Djokovic s’en est donné à cœur joie. Posté sur sa ligne, il a distribué le jeu à sa guise tout en dégageant une impression de facilité déconcertante. Désireux de ne pas s’éterniser sur le court face à un joueur qui lui réussit, le Serbe s’est permis d’exprimer sa frustration sur quelques erreurs en milieu de troisième set.
Résultat, Jérémy Chardy en est à 33 sets perdus face à Novak Djokovic en 12 ans sans parvenir à en gagner un seul. Pendant ce temps-là, le natif de Belgrade a marqué les esprits dans sa quête d’un 18e titre du Grand Chelem. Dans une Rod Laver Arena parsemée mais acquise à sa cause, le Serbe se sent comme chez lui. L’Open d’Australie lui donne des ailes plus que n’importe quel autre tournoi du calendrier. Et c’est ce qui le rend si difficilement battable dans ce Grand Chelem. Frances Tiafoe est prévenu, il faudra sortir le (très) grand jeu pour quitter le court en vainqueur.