L’ocre est la terre fétiche de l’ogre Rafael Nadal. Hier, l’Espagnol l’a confirmé en remportant le Masters 1000 de Monte-Carlo pour la 11e fois de sa carrière. Avec cette consécration, il signe un retour tonitruant à la compétition. Lui qui a dû s’absenter plusieurs mois en raison de problèmes physiques.

Le moins qu’on puisse dire c’est que « Rafa » est au top de sa forme au lancement de la saison sur terre battue. Ni Kei Nishikori, ni les quatre autres adversaires qu’il a évincés sur le chemin vers la couronne ne pourront dire le contraire. Hier, le Japonais a littéralement subi la loi du roi. Une défaite (6-3/6-2) nette et sans appel qui met tout le monde d’accord. Nadal est incontestablement le patron sur la surface « rouge brique ».

31e Masters 1000, un record !
Pourtant, son homologue en finale pouvait se targuer d’avoir éliminé trois favoris : Tomáš Berdych (tête de série numéro 12), Marin Čilić (tête de série numéro 2) ainsi que le talentueux Alexander Zverev (tête de série numéro 3). Le Nippon semblait en feu mais le maître des lieux l’a éteint tout de suite dans un match à sens unique. Pour celui qui a remporté le tournoi monégasque 8 fois de suite entre 2005 et 2012, tous les chemins menaient vers le couronnement et le 31e Masters 1000 de sa carrière. Personne n’a fait mieux dans l’ère Open. Même pas le Suisse Roger Federer, son éternel rival, qui en compte 27 « seulement ».
Sans perdre le moindre set lors de cette épreuve en Principauté, et ne cédant que 21 jeux, l’homme aux 16 Grands Chelems a imposé son « diktat » tennistique. De la sorte, il a envoyé un signal fort pour ce qui est du prochain Roland Garros qu’il avait remporté pour la 10e fois l’an passé. Auparavant, il avait conquis Monaco avant la France. Est-ce le signe d’une « Unadécima » à RG. Au vu de la démonstration sur le Rocher, on est plutôt enclins à répondre affirmativement.
Après, il y a la réalité du court et ce statut d’homme à battre et à abattre à défendre. Un costume qu’il a toujours sur porter.M.T.