Devant l’étendue de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis, le tournoi de Washington a été annulé pour de bon hier. Il devait débuter le 14 août prochain et marquer la reprise de la saison. Désormais, c’est tout le reste de la tournée américaine, à commencer par l’US Open, qui se retrouve sous la menace d’une annulation.
C’est là que tout devait redémarrer. Le grand retour du «vrai» tennis après cinq mois et demi de pause forcée. Mais cet espoir-là a été douché. Redoutée depuis plusieurs jours, l’annulation du tournoi de Washington a été officialisée hier. Le 14 août, le circuit ATP devait redémarrer dans la capitale américaine, mais les conditions sanitaires ne sont pas réunies pour organiser le tournoi dans des conditions satisfaisantes.
Malgré les précautions prises (tests de dépistage en amont et pendant le tournoi, prises de température, etc.), l’étendue de la crise sanitaire aux Etats-Unis a rendu impossible la tenue du «Citi Open». Au 20 juillet, on recensait un peu plus de 143 000 décès sur le territoire américain et le nombre de nouveaux cas quotidiens reste très élevé. Qui plus est, l’incertitude sur la possibilité de se rendre aux Etats-Unis, notamment depuis l’Europe, compliquait la situation des organisateurs.

Trop de facteurs hors du contrôle
«Il est décevant que le Citi Open, en raison de cette période sans précédent, ne puisse se tenir cette année, a réagi Andrea Gaudenzi, le président de l’ATP. Je sais à quel point Mark Ein (le patron du tournoi de Washington, NDLR) et son équipe ont travaillé dur pour s’adapter aux conditions changeantes. Malheureusement, pour l’heure, il reste trop de facteurs en dehors de notre contrôle.» «A seulement 23 jours du début de notre évènement, il restait trop d’incertitudes et de problèmes non résolus concernant les possibilités de déplacements et la sécurité en termes sanitaires. C’est un crève-cœur», a confirmé Mark Ein.

Les deux prochaines semaines décisives
Au-delà de Washington, c’est donc tout le reste de la tournée américaine qui semble en suspens aujourd’hui. Avec, bien sûr, en point d’orgue, l’US Open. Pour l’heure, le Masters 1000 de Cincinnati, délocalisé à New York (22-28 août), et l’US Open (31 août-13 septembre), également à Flushing Meadows, sont maintenus. Le sort des deux tournois apparait lié. Si l’un est annulé, l’autre le sera très vraisemblablement aussi.
Stacey Allaster, le directeur du Grand Chelem américain, a affirmé au New York Times qu’à ce stade, il n’envisageait toujours pas une annulation. Mais si la situation sanitaire n’évolue pas favorablement dans les deux semaines à venir, cette hypothèse deviendra de plus en plus crédible. Et l’incertitude sur la présence de nombreuses têtes d’affiche du circuit, qui pourraient zapper l’US Open afin de ne prendre aucun risque, fragilise un peu plus le tournoi basé dans le Queens.
Le circuit WTA, lui, est supposé reprendre dès le 3 août, avec le tournoi de Palerme, sur terre battue. La semaine suivante, Prague, toujours sur terre, est au menu, avant le premier tournoi sur le sol américain, à Lexington, dans le Kentucky, du 10 au 16 août. Les sœurs Williams, Serena et Venus, ont annoncé leur présence.<