WTA ROME – Iga Swiatek n’a pas perdu sa folle dynamique. Au repos pendant le tournoi de Madrid en raison d’une blessure à une épaule, la Polonaise a repris la compétition en Italie et a conclu sa semaine sur une nouvelle victoire en finale. Vainqueure d’Ons Jabeur en deux sets secs (6-2, 6-2), la numéro 1 mondiale décroche un 28e succès de rang et un 5e trophée d’affilée. Phénoménal.
La patronne, c’est définitivement elle. Championne sortante à Rome, Iga Swiatek a conservé son bien dimanche, allant chercher par la même occasion une 28e victoire d’affilée et un 5e titre consécutif sur le circuit WTA. Toujours aussi impressionnante, la numéro 1 mondiale n’a laissé que des miettes à la Tunisienne Ons Jabeur, 7e à la WTA et sacrée à Madrid la semaine dernière, s’imposant en deux sets (6-2, 6-2) et 1h22 de jeu. Il s’agit du 8e trophée décroché par la Polonaise de 20 ans, qui débarquera à Roland-Garros avec le statut de grande favorite.

Agressive et rapide en défense, Swiatek répond à tout
Depuis trois mois, il y a quelque chose d’inéluctable à chaque fois qu’elle entre sur un court. Iga Swiatek donne l’impression de ne plus pouvoir perdre. Et hier n’a pas fait exception sur la terre battue italienne, bien au contraire. Surpuissante, d’une agressivité constante et presque indébordable en défense, elle a étouffé une Ons Jabeur qui a pourtant fait tout ce qu’elle a pu avec son tennis en variations pour la perturber. Il est ainsi bien difficile de lui trouver un point faible. Même une semaine de repos et son impasse madrilène n’ont pas été de nature à couper son formidable élan.
Les chiffres sont affolants pour la concurrence : Swiatek finit donc cette semaine romaine sans avoir perdu le moindre set, elle a d’ailleurs remporté 42 des 43 dernières manches qu’elle a jouées. Elle n’a concédé que 21 jeux en tout en Italie et quatre, donc, lors de cette finale. Ces statistiques retranscrivent assez fidèlement l’impression dégagée sur le court par la Polonaise, notamment sur terre battue. Celle d’un rouleau compresseur impossible à arrêter une fois qu’il s’est mis en route, un peu comme son idole Rafael Nadal. De 4-2 dans le premier set à 6-2, 4-0 ce dimanche, elle a encore inscrit six jeux consécutifs sans que Jabeur n’explose pour autant.

Soupçon de doute seulement puis…
Si un jeu devait résumer cette finale, ce serait le 7e de la seconde manche. La Tunisienne venait alors de récupérer un de ses deux breaks de retard (6-2, 4-2) et semblait en passe d’instiller un soupçon de doute dans l’esprit de la numéro 1 mondiale, menant 0/40 à la relance. Mais Swiatek a alors encore haussé le ton : une volée liftée de coup droit et deux revers gagnants plus tard, elle est revenue à hauteur. Avant d’écarter une 4e balle de débreak d’une sublime volée amortie de revers.
Jabeur lui avait tout fait, multipliant les amorties subtiles et les changements de rythme brutaux. Mais la Polonaise avait réponse à tout : aussi létale avec son coup droit lasso agressif que rapide dans ses courses vers l’avant et stable dans ses glissades. Et que dire de sa capacité à défendre long ou des angles courts croisés qu’elle a su trouver en revers ? Avec tout cet arsenal à sa disposition, on souhaite bien du courage à ses futures adversaires à Paris. Un an après y avoir triomphé pour la première (et la seule jusqu’ici) fois en Grand Chelem, elle semble plus que jamais prête à doubler la mise. n