Ce n’était pas la voie royale mais cela y ressemblait un peu quand même. Après les sorties de route de Daniil Medvedev et Stefanos Tsitsipas quelques minutes avant, Alexander Zverev semblait avoir toutes les cartes en mains pour filer vers un nouveau titre. Mais quelques semaines après son sacre à Cincinnati ou encore sa médaille d’or à Tokyo aux Jeux Olympiques, l’Allemand s’est pris les pieds dans le tapis en quarts de finale face à Taylor Fritz (39e mondial) en trois sets 6-4, 3-6, 7-6 (7/3). «Ce n’était pas mon jour», a regretté la tête de série N.3 du tournoi.
Alors qu’il visait son troisième titre en Masters 1000 de la saison après Madrid et Cincinnati, Alexander Zverev a perdu le fil dans cette rencontre. Incapable d’aller chercher ce quart après avoir remporté le premier set et alors qu’il a eu deux balles de match, il est retombé dans ses travers et été rattrapé par ses vieux démons, que son été 2021 semblait pourtant avoir chassés au loin. «J’ai été proche de la victoire mais il faut rendre hommage à Fritz. Il a fait un grand match et mérite d’être en demi-finale», a glissé l’Allemand, avant de reconnaître : «Aujourd’hui, ce n’est pas facile pour moi mentalement».
« J’ÉTAIS EN QUELQUE SORTE LE FAVORI DU TOURNOI »
C’est lié au scénario du match, bien sûr. Mais pas seulement. Si cette défaite laisse des traces, c’est aussi car Zverev n’a pas su assumer son statut. «Cette défaite fait mal parce qu’après l’élimination de Stefanos (Tsistipas) ce matin, je savais que j’étais en quelque sorte le favori du tournoi. Mais mon tennis n’était tout simplement pas là aujourd’hui» a déploré Zverev, qui avait abordé ce match en pleine confiance après avoir remporté 20 de ses 21 dernières rencontres sur dur.
Demi-finaliste à l’US Open, Alexander Zverev quitte donc la Californie et les Etats-Unis le moral dans les chaussettes. «Mon prochain tournoi est à Vienne. J’espère que je pourrais m’y illustrer. Mais là, je n’ai envie que d’une chose : rentrer chez moi, a reconnu le champion olympique. C’est une très longue saison». Avec des hauts et des bas, même si l’heure du bilan n’a pas encore sonné.