A l’occasion d’une session de formation en direction des journalistes, tenue à Tlemcen hier, le ministre de la Communication Hamid Grine a fait savoir que 2017 sera l’année de la télévision numérique terrestre (TNT) à travers le renforcement des moyens technologiques et l’extension de la zone de couverture, estimée actuellement à 85% du territoire national. Assurant que « tous les moyens humains et les équipements matériels seront mobilisés pour généraliser la TNT à travers tout le territoire national ». Hamid Grine a expliqué le retard enregistré dans le développement de la TNT par l’indisponibilité au niveau local des équipements et des matériels nécessaires à cette opération. Plus technique, le directeur général de l’Entreprise de télédiffusion algérienne (TDA), Chawki Sahnine, a rappelé que la TNT a fait son entrée en Algérie à partir de 2010, avec une première couverture de 25% du territoire national par le biais de sept stations de diffusion. Ce taux est passé, en 2013, à 55 % du territoire national grâce à la mise en service de 50 stations pour atteindre, fin 2016, 85% après la mise en service de 70 stations de diffusion. Il a annoncé que ce taux atteindra les 95%, tout en mettant en exergue les avantages et les services qu’offre la TNT au téléspectateur. Pour sa part, au cours d’un point de presse ayant suivi cette conférence, Toufik Khelladi, directeur général de la Télévision nationale, est revenu sur la non-diffusion des rencontres de football de la Coupe d’Afrique des nations, se déroulant depuis samedi au Gabon. Il a indiqué que le groupe BeIn, qui détient les droits de diffusion des rencontres, a exigé des pays de la région MENA des sommes « astronomiques » pour obtenir les droits de diffusion de ces matchs. « Cette situation nous a poussés à ne pas céder à ce diktat. C’est une question de principe. Nous allons entreprendre des démarches auprès de l’Union africaine pour permettre à toutes les régions de suivre ce genre d’évènements sportifs continentaux », a-t-il indiqué.
R. B.