Des dizaines d’habitants de la ville de Bir El-Ater (120 km au sud de Tébessa), des représentants des associations de la protection de l’environnement et des membres du «clubs vert» ont protesté mardi devant le siège de l’APC contre la réalisation d’une décharge de déchets spéciaux et déchets hospitaliers. Les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire notamment «Non à la confiscation de notre droit à un environnement propre» et «Ne jouez pas avec l’avenir des futures générations». Certains protestataires ont déclaré à l’APS que «la réalisation de cette décharge engendrera plusieurs problèmes environnementaux», soulignant que les habitants de cette collectivité locale réclament l’inscription et la réalisation des projets de développement dans divers secteurs qui permettent de créer de nouveaux postes d’emplois», dans cette commune du sud de la wilaya, qui affiche un taux élevé de chômage. Ils ont également appelé les autorités locales à intervenir «immédiatement» auprès de la tutelle afin d’annuler la réalisation de cette décharge. Le directeur de l’Environnement, Lakhder Aiouaz, a indiqué à l’APS que «le projet inscrit depuis plusieurs années et qui sera implanté dans la région de Aïn Fourice à Bir El-Ater permettra de traiter les déchets spéciaux et les déchets hospitaliers de 14 wilayas du pays», soulignant que les opérations seront réalisées sur la base de techniques modernes». Pour rappel, les membres de l’APW ont transmis, lors de la troisième session ordinaire, une lettre de protestation pour demander aux ministères de l’Environnement, et de l’industrie et des mines de revoir la décision de créer une décharge de déchets dans cette région, à cause «des problèmes qui peuvent être provoqués», rappelant les résultats négatifs et dangereux sur la population et l’environnement. L’Agence nationale des déchets (AND) avait publié la semaine dernière un communiqué de presse affirmant que «le projet de création d’une unité technique de traitement des déchets spéciaux dans la région de Aïn Fourice ne représente aucun risque pour la santé humaine et l’environnement».
L’AND a souligné également que «ce projet environnemental et stratégique, premier du genre en Afrique et dans le monde arabe, sera doté d’un système électronique de suivi qui permet de déterminer la nature des déchets à traiter et les transformer». n