Par Selma Allane
Du nouveau pour les chauffeurs de taxis détenteurs en concession des «licences moudjahidine» ? Fort probable, a répondu lundi dernier le ministre des Transports, Aissa Bekkai. «Ce dossier sera débattu lors d’une réunion avec le ministère des Moudjahidine et des ayants droits», a-t-il ajouté lors de son intervention à la cérémonie de lancement du projet de conversion de 150.000 véhicules au carburant GPL. En réaction à une préoccupation du président du Syndicat des chauffeurs de taxis, Aziouez Boukkarou, présent à la cérémonie, M. Bekkai a indiqué que «ce dossier sera débattu lors d’une réunion» qu’il tiendra «avec son homologue du ministère des Moudjahidines et des Ayants droit».
De quoi s’agit-il ? Tout simplement du statut et de la valeur de ces «licences moudjahidine» après le décès de leurs détenteurs réels et de leurs ayants droit, leurs épouses dans ce cas précis. L’Union nationale des chauffeurs de taxis (UNACT), dénomination officielle du syndicat des taxieurs, pose depuis un certain nombre d’années le problème d’exploitation de ces licences en raison de la disparition de leurs bénéficiaires. Il préconise qu’après le décès de leurs titulaires et de leurs épouses, ces licences reviennent à un de leurs enfants, «selon des critères qui sont à déterminer», a déclaré Aziouez Boukkarou lors de son échange avec le ministre des Transports.
L’UNACT propose, également, de fixer le prix de ces licences avant de les proposer en concession, «comme cela se passe dans le monde entier», affirme son président. Une fois le montant de la licence payé, un acte notarié doit être délivré au nouveau bénéficiaire attestant de sa propriété, et lui donnant droit de la vendre ou de la louer, propose encore M. Boukkarou. n