Par Hakim Ould Mohamed
Le dollar est reparti à la hausse, cette semaine, face à la monnaie nationale ; le dinar poursuivant ainsi son long et ininterrompu mouvement baissier amorcé au lendemain de la chute des cours du brut en juin 2014 et, ensuite, au début de 2020, année durant laquelle le Brent a atteint 17 dollars en avril. Les cotations hebdomadaires publiées, hier, par la Banque d’Algérie confirment, en effet, la poursuite de cette tendance à la baisse, malgré l’amélioration des fondamentaux de l’économie conséquemment à la hausse des cours du brut. La valeur du billet vert est fixée ainsi, cette semaine, à 148,88 dinars, alors que celle de la monnaie unique à 165,87 dinars. Ces nouvelles dépréciations, plus particulièrement face au dollar, sont venues confirmer les tendances de l’année dernières et celles de 2020 qui, en réalité, ne sont qu’une suite de l’érosion monétaire qui a caractérisé les années post-contrechoc pétrolier de l’été 2014.
Dans sa note de conjoncture mettant sous les feux de la rampe l’évolution des agrégats monétaires et financiers au premier semestre 2021, la Banque d’Algérie a levé le voile sur une dépréciation de 14,66% du dinar face à l’euro à l’issue du premier semestre 2021 comparativement à la même période de 2020. La dépréciation était de 6,65 % face au dollar américain. Entre juin 2020 et juin 2021 en cours de fin de période, le dinar a enregistré une dépréciation de 9,36 % face à l’euro et une dépréciation de 4,03 % face au dollar, lit-on dans la note de conjoncture de la banque centrale. La monnaie nationale semble continuer à dévisser face aux deux principales devises dans un contexte d’une amélioration des fondamentaux de l’économie et d’une forte inflation, de surcroit importée. Ces nouvelles dépréciations du dinar font craindre une forte inflation étant donné que la faiblesse du dinar fait grimper les prix à l’importation et à la production, alors que ceux-ci ont déjà atteint des records. n