Le secteur de la santé est en train d’envoyer des signes loin d’être rassurants. Certes, ce n’est pas une nouveauté, mais la situation est telle que les conséquences sont très dangereuses, et sur tous les plans. Voilà qu’en quelques jours, des polémiques sont nées tous azimuts à un moment où les Algériens ont besoin, plus qu’avant, de sérénité. Au moins trois nouvelles « affaires» prouvent que les dysfonctionnements dans le secteur ne sont pas négligeables. Ainsi, le ministre de la Santé est venu, hier, remettre en cause les déclarations faites par un membre du comité scientifique de lutte contre la Covid 19. Le «hic» concerne les vaccins et leur disponibilité future.
En même temps, une polémique éclate au grand jour entre le Syndicat national des pharmaciens d’officines (SNAPO) et l’Association nationale des distributeurs pharmaceutiques algériens (ADPHA). En parallèle, il y a le démenti (dans un communiqué datant de mardi) apporté par le Syndicat algérien des laboratoires d’analyses médicales à l’annonce par le ministère de l’Industrie pharmaceutique sur la baisse du prix des tests PCR-Covid.
Un cumul de controverses qui tombe très mal. Elles montrent surtout une très mauvaise image des gestionnaires du secteur de la santé, et augmentent ainsi la pression sur les citoyens. Ces derniers se retrouvent à appréhender de plus en plus l’avenir. Si les protagonistes du secteur ne tiennent pas de discours cohérents, cela amplifierait le sentiment d’insécurité chez les citoyens.
La crise sanitaire ne permet pas de tâtonnements, alors qu’il y va de la vie des gens. Les Algériens subissent déjà de plein fouet les effets engendrés par toutes les décisions prises depuis mars dernier, et auront du mal à accepter, en même temps, ces tâtonnements ô combien nuisibles. La sérénité dans le secteur de la santé n’est pas uniquement nécessaire, elle est, surtout en cette période, capitale.