Le ministre des Ressources en Eau et de la Sécurité hydrique, Karim Hasni, a instruit dimanche à Tamanrasset les responsables locaux de l’Algérienne des Eaux (ADE) d’améliorer leur gestion du système d’alimentation en eau potable (AEP).

«A Tamanrasset, il y a beaucoup d’infrastructures hydriques et une abondance d’eau potable, mais il existe des dysfonctionnements en matière de gestion», a regretté M. Hasni en visite de travail dans la wilaya de Tamanrasset et In Guezzam, en compagnie du ministre des Travaux publics, Kamel Nasri. Le ministre a demandé aux responsables locaux de l’ADE de «réfléchir sur des méthodes et techniques susceptibles d’apporter des améliorations sur le système de distribution d’eau potable dans la wilaya». Il a mis l’accent sur l’impératif d’un diagnostic «profond» de la distribution de l’eau dans cette ville qui connait des perturbations en la matière. Le ministre a fait état de la nécessité de dépêcher une équipe technique pour établir un diagnostic «profond» de la distribution de l’eau dans cette ville qui connait des perturbations en la matière, en dépit de la disponibilité de cette ressource vitale en «quantités suffisantes». S’exprimant lors de la présentation, au niveau du réservoir terminal de Tamanrasset, de la situation de l’approvisionnement de l’eau potable à travers le mégaprojet de transfert des eaux d’In-Salah, M. Hasni a précisé que l’équipe technique aura pour charge d’étudier de près les raisons techniques entravant l’approvisionnement régulier des habitants de la ville dont les besoins sont de 16.000 m3/jour, alors que la disponibilité de l’eau dans les réservoirs de la ville est de 30.000 m3/jour. Le réseau d’eau potable de la ville est de 1.798 km linéaires, dont 1.270 km de réseau d’adduction et 528 km de réseaux de distribution, avec un taux de raccordement de 98% et un approvisionnement des habitants de la ville à partir de huit (8) châteaux d’eau, selon les explications fournies. Auparavant, le ministre a inspecté le projet de réhabilitation du réseau d’assainissement du quartier Imechouène, dans le cadre d’un programme de réhabilitation touchant actuellement plusieurs quartiers de la ville ou sont relevés des «points noirs». Le programme, d’un cout de 200 millions DA, est scindé en trois lots et concerne plusieurs quartiers, dont ceux aussi de Taberkat, Sorro, Gatâa El-Oued et Tihagouine. A propos d’assainissement, le ministre s’est enquis du problème du rejet de la station d’épuration de la wilaya. En vue de mettre un terme à ce problème, dont se plaint quotidiennement la population locale, M. Hasni a demandé aux responsables du secteur d’opter également pour le traitement tertiaire de ce rejet, en plus des traitements mécanique et biologique. Dans la nouvelle wilaya frontalière de In Guezzam, M. Hasni a inspecté le projet de protection de la ville éponyme des inondations, qui, selon lui, «avance à un rythme soutenu», puisque la première des quatre parties du projet est déjà réceptionnée. «La seconde partie du projet devrait être financée par le Fonds de solidarité des collectivités locales», a fait savoir le ministre. Concernant la ville de Tin-Zaouatine, qui souffre d’un manque en eau potable, M. Hasni a indiqué son département opte actuellement pour un projet de forage.
Rédaction régionale et APS