La braderie de la cité Tafsit, dans la ville de Tamanrasset, où règne une anarchie inqualifiable, a été fermée, hier samedi, par l’Entreprise de gestion et de location des infrastructures commerciales à Tamanrasset.

L’objectif est d’alerter les autorités de wilaya sur la situation et les presser d’intervenir pour trouver des solutions concrètes aux problèmes pénalisant la gestion de cette infrastructure commerciale. Selon le directeur de l’entreprise , Mohamed Keddi, la fermeture de ce marché a eu lieu vers 6 heures du matin en signe de protestation contre le silence des responsables devant les dépassements enregistrés dans cet espace commercial, dépourvu de toutes les conditions de sécurité, dont les évacuations de secours et les axes d’intervention en cas d’incendie.
Dépité, le même responsable a fait part de l’installation d’une commission de wilaya, présidée par l’inspecteur général de la wilaya, qui se compose de plusieurs membres, dont des représentants de l’APC, de la sûreté de wilaya et des directions du commerce, de l’urbanisme et des impôts. La commission a été diligentée au terme d’une réunion qui s’est tenue avec les responsables de l’entreprise, le P/APC et le chef de daïra de Tamanrasset, qui se sont rendus sur les lieux pour s’enquérir de la situation. D’après Mohamed Keddi, «la braderie compte 750 magasins non enregistrés au registre du commerce, 450 autres informels appartenant à des migrants et 250 tables anarchiques». Cette fermeture, ajoute le même responsable, s’est imposée en raison de la réticence des locataires à se conformer à la loi, sans compter 15 mois de loyer impayés.
A cela, s’ajoute la dette cumulée auprès de la direction locale de distribution de gaz et d’électricité, estimée à 800 millions de centimes. «Si nos doléances restent sans suite, on procédera à la fermeture définitive de la braderie», menace le directeur de l’entreprise.