Le parti Talaie El Hourriyet a appelé, aux termes de la réunion de son bureau politique, le gouvernement à prendre de nouvelles mesures de nature à accompagner les entreprises impactées par la conjoncture sanitaire.
Cette formation politique a indiqué, dans un communiqué, suivre «les conséquences sociales de la pandémie qui s’aggravent de jour en jour, entraînant dans l’incertitude un nombre croissant de travailleurs et de nouveaux demandeurs d’emploi…»
Le parti recommande que «de nouvelles et substantielles mesures d’accompagnement efficaces soient prises en urgence pour la préservation de l’outil de travail et du gagne-pain du citoyen». Mais au-delà du constat de conjoncture et vraisemblablement du souci de formuler des propositions, Talaie El Hourriyet rappelle que «la crise économique est antérieure à la crise sanitaire et que son traitement passe inéluctablement par des réformes économiques structurelles audacieuses». Il reproche au gouvernement de s’être «contenté d’effets d’annonces faisant perdre au pays une année sans visibilité sur la mise en place d’un éventuel «plan de relance économique» judicieux, tourné vers l’avenir qui puisse sauver l’économie nationale».
A propos de la situation sanitaire, le parti, qui a dû reporter son congrès à cause justement de la pandémie, a exprimé sa «préoccupation» quant aux conséquences multiples de cette crise, déplorant «le nombre croissant de contaminés et de décès».
Le parti pointe également ce qu’il considère comme «des difficultés auxquelles font face quotidiennement les structures sanitaires, débordées par le poids et la complexité des tâches urgentes quotidiennes ainsi que l’épuisement physique et psychologique du corps soignant et de soutien médical, aggravés par les tâtonnements des autorités dans la gestion de la crise».
Sur le plan politique, la même formation politique est revenue sur les résultats du référendum populaire sur la révision constitutionnelle tenue le 1 novembre en cours appelant «les pouvoirs publics à opérer une lecture sérieuse des résultats» et à «en tirer des leçons pertinentes et objectives».
Concernant la situation au niveau régional, le parti a exprimé sa «profonde préoccupation face à l’escalade des tensions résultant de la violation par l’occupant marocain du cessez-le-feu approuvé par l’accord de 1991», et appelle au «retour à la situation antérieure et à la reprise du dialogue entre les deux parties en conflit, sous les auspices des Nations unies et avec le soutien de l’Union africaine».
Par ailleurs, le parti a dénoncé la déclaration du président français sur la situation en Algérie «par des propos alliant paternalisme et ingérence dans les affaires intérieures de notre pays, de manière claire et provocante». Il a exprimé également «son rejet et sa dénonciation de l’ingérence flagrante dans les affaires intérieures du pays commise par le Parlement européen». <