Le président du parti Tadjamoue Amal Al Djazaïr (TAJ) Amar Ghoul, a plaidé, hier à Alger, pour la dépolitisation de la question amazighe en laissant « les experts faire leur travail ».

Lors de la tenue du premier congrès partisan de la wilaya d’Alger, Amar Ghoul a affirmé au sujet de la langue amazighe que « nous ne sommes plus dans une étape de revendication, mais dans une étape de concrétisation. Il faut laisser les experts faire leur travail pour éviter que cette question ne soit un registre de commerce politique. » Ammar Ghoul faisait allusion à l’installation prochainement de l’académie de langue amazigh mais aussi à certaines contestations qui ont secoué dernièrement certains lycées de la wilaya de Tizi-Ouzou, proclamant « la généralisation obligatoire de la langue amazighe ».
Concernant l’élection présidentielle prévue en avril 2019, le président de TAJ a considéré que « c’est une étape très importante qui ne permet pas de l’aborder avec des visions partisanes ou des intérêts étroits ».
Amar Ghoul a dans ce contexte renouvelé son soutien au chef de l’Etat et à un 5e mandat. Il a souligné que le soutien de sa formation au Président est naturel et que le bilan des 20 ans d’Abdelaziz Bouteflika est là pour témoigner de la justesse des orientations et de la clairvoyance des politiques adoptées depuis 1999. «Nous avons créé le parti pour soutenir les institutions de l’Etat qui faisaient face à la menace des printemps arabes, et de ce fait, notre fidélité et notre engagement avec les institutions sont intacts», a-t-il dit. Ajoutant que TAJ s’est déjà exprimé sur la nécessité de poursuivre l’œuvre entamée par le Président par un autre mandat. «Nous voulons un engagement à la hauteur de l’événement et de l’enjeu qui est l’élection présidentielle de 2019», a-t-il encore affirmé, soulignant le rôle important que doit jouer TAJ lors de la prochaine consultation électorale.
Concernant la crise de l’Assemblée populaire nationale et la décision des parlementaires du Front des forces socialistes (FFS) à suspendre leurs activités dans les deux Chambres, Ammar Ghoul dira : « Le FFS est libre dans sa décision, mais il faut aussi dire que certains critiquent la légitimité de l’APN, alors qu’ils bénéficient toujours de ses avantages. Il faut retenir aussi que nous avons déjà demandé la révision du règlement intérieur de cette institution pour éviter ce genre de crise. C’est un sujet que nous allons débattre lors des rencontres hebdomadaires que nous allons avoir avec les représentants des partis de la coalition. » Lors de sa prise de parole, Amar Ghoul a, également, rendu un hommage à l’Armée nationale populaire dans sa lutte contre les menaces qui pèsent sur le pays notamment aux frontières. Il a appelé, par ailleurs, à mettre en urgence, sur pied une économie diversifiée afin de faire face aux exigences du développement et de la création d’emplois. Devant les militants de la capitale et en présence de représentants de partis politiques et des représentations diplomatiques palestinienne et sahraouie, il a rappelé l’épopée de Novembre qui doit, par les actions qui ont présidé au déclenchement de la Révolution, servir de leçon pour la génération actuelle et celle à venir pour relever les défis.