Les 22 travailleuses et travailleurs, des ingénieurs, techniciens agronomes, spécialistes, agents de sécurité de la société par action (SPA) de la direction générale, à Tadmaït (Tizi Ouzou), du groupe semences, plants et Géniteurs (GSPG) sont en grève générale depuis le 17 janvier dernier.

Un débrayage destiné à dénoncer la décision prise par la tutelle de procéder à «la restructuration du groupe», une mesure qualifiée d’«ambiguë (et) décidée sans aucune concertation ni contact avec le partenaire social», soulignent des représentants syndicaux (UGTA) du GSPG. Ils affichent leur détermination à empêcher «tout transfert illégal, vers d’autres structures, des biens mobiles et immobiliers de l’entreprise par le P-DG du groupe», déclarent les grévistes qui exigent «une solution satisfaisante pour l’ensemble du personnel, toutes catégories confondues, en présence du partenaire social», signalent les représentants des travailleurs qui fustigent la sourde oreille réservée par le directeur général fermé au dialogue et la concertation. «Nos revendications sont simples : elles consistent à être autorisés à exploiter à bon escient toutes les serres existantes, dont certaines, importées de l’étranger il y a des années – avant le départ en retraite de l’ancien PDG, M. Tayeb Berchiche – sont restées dans leurs emballages. » Les vastes et plates superficies de terre, ainsi que les deux chambres froides dont la capacité globale dépasse les 1000 mètres cubes sont restées inexploitées, déplorent les grévistes qui disent «Non à la restructuration du secteur agricole», «Non à la vente», «Non à la location » (du GSPG), «Où sont les responsables ?» Signalons que la justice a décrété la grève illégale et les 15 travailleurs et travailleuses, sur un collectif de 22 éléments, dont deux employées n’ayant pas pris part à la grève, car l’une était en congé de maternité et l’autre n’ayant pas le droit de participer au mouvement, ont été convoqués, individuellement, le 2 février courant, par le biais d’un huissier de justice pour se présenter devant le juge. En plus de la non perception de leurs primes de rendement, les travailleurs sont privés de leurs du mois de janvier 2017.