Par Wafia Sifouane
La Confédération des syndicats algériens a déposé un recours, lundi dernier, au niveau de la tutelle pour protester contre la réaction du ministère du Travail qui lui a refusé l’agrément. La confédération regroupe treize syndicats autonomes, la plupart issus du secteur de l’Education nationale. La confédération a dû, par ailleurs, reporter sa réunion de coordination et de consultations à la fin du mois.
Alors qu’il devait tenir une réunion qui pourrait être l’avenir de la Confédération des syndicats algériens, Sadek Dziri, président de cette union des organisations autonomes, a indiqué que la réunion a été reportée au jeudi 28 février en raison de la non-disponibilité de certains représentants et animateurs des syndicats. La confédération regroupe actuellement treize syndicats autonomes, la plupart issus du secteur de l’Education nationale.
Convoqués par la tutelle suite à l’appel à une grève nationale, les syndicats du secteur ont préféré reporter cette rencontre qui est, pour rappel, purement technique, a indiqué le syndicaliste. Après avoir essuyé un refus après le dépôt du dossier d’agrément au niveau du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, le président de la Confédération des syndicats algériens a informé avoir déposé un recours lundi dernier au niveau de la tutelle. «La raison invoquée par le ministère dans la notification de refus est le non-respect de l’article 2 de la loi 14/90 du 12 juin 1999 modifiée et complétée, relative aux modalités d’exercice syndical, est irrecevable. Après avoir consulté des juristes experts, nous avons établi notre lettre de recours pour défendree notre position», a souligné le syndicaliste, qui indique qu’en cas de rejet du recours, la Confédération des syndicats algériens n’hésitera pas à se plaindre auprès de l’Organisation internationale du travail. «L’Algérie est signataire de la convention internationale 87, d’où son obligation de respecter les libertés syndicales», a-t-il affirmé. Il a ajouté qu’«en prétextant un motif de refus aussi incohérent, la tutelle n’a fait que confirmer sa volonté d’empêcher les syndicats autonomes de se constituer en confédération, mais nous n’allons pas nous laisser faire».
Education : L’Unpef affirme le maintien de la grève nationale
Premier syndicat du secteur de l’éducation à être reçu, mardi dernier, par la ministre, Mme Nouria Benghebrit, qui, à la veille d’une grève nationale prévue les 26 et 27 février prochain, a tenté de désamorcer la bombe, l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) prendra bel et bien part à l’action de débrayage décidée par l’Intersyndicale de l’éducation.
«Nous étions vraiment optimistes à l’idée d’une réelle ouverture du dialogue entre la tutelle et les syndicats, mais, hélas, nous nous sommes heurtés aux mêmes discours creux qu’on nous a déjà servis à la veille de la première grève de l’année, celle du 12 janvier», a affirmé Sadek Dziri, par ailleurs coordinateur général de l’Unpef. «Cette rencontre a été une véritable déception, car il s’agissait d’une simple formalité suite au dépôt d’un préavis de grève. Aucune solution ne nous nous a été proposée.
De ce fait, nous allons maintenir l’appel à une grève nationale», a-t-il déclaré.
Sadek Dziri, qui est à la tête de l’un des syndicats les plus imposants dans le secteur de l’éducation, nous a affirmé que l’Intersyndicale de l’éducation a d’ores et déjà tracé son plan d’action, qui sera mis à exécution jusqu’à totale prise en charge des revendications des travailleurs du secteur. En plus de la révision des statuts particuliers de certaines catégories de travailleurs du secteur, l’Intersyndicale a appelé à la révision de la loi sur la retraite en maintenant le droit à la retraite sans condition d’âge. n