PAR INES DALI
Le président du Syndicat national des magistrats (SNM), Issaâd Mabrouk, a présenté, hier, sa demande de démission, a indiqué l’organisation syndicale dans un communiqué rendu public en fin de journée, après avoir tenu une réunion en début d’après-midi. Le Syndicat n’a pas donné les raisons qui ont poussé leur président à vouloir se départir de cette responsabilité.
Le bureau exécutif du SNM s’est réuni en «session extraordinaire le 19 septembre avec pour ordre du jour, la démission» de son président Issaâd Mabrouk. C’est au cours de cette réunion que «la démission a été remise de façon officielle au bureau exécutif». Suite à cela, les membres présents ont pris la décision de confier «la gestion des affaires du SNM au bureau exécutif, et ce, jusqu’à la convocation de la tenue du Conseil national», peut-on lire dans le même communiqué.
Les membres du bureau exécutif ont, par ailleurs, convenu de «préparer une session extraordinaire du Conseil national du Syndicat, pour examiner la demande de démission» d’Issaâd Mabrouk, et ce, conformément à l’article 31 de la loi organique du Syndicat, ont-ils précisé.
Rien n’indiquait qu’Issaâd Mabrouk songeait à quitter la présidence du Syndicat national des magistrats. Au début du mois, il avait présidé la troisième réunion au titre de l’année 2022 de bureau exécutif du SNM. Une réunion qui a été sanctionnée par un communiqué dans lequel il avait fait part de son mécontentement quant à «la situation du pouvoir judiciaire», notamment en ce qui concerne les revendications socioprofessionnelles. D’autres points avaient également été soulevés ayant trait à des points de discorde avec la tutelle et ayant trait à l’élaboration de la réglementation les concernant et au Conseil supérieur de la magistrature. <