Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) prend ses distances et désavoue les agissements de ce qu’il désigne de «groupe dissident» au syndicat.

Dans un communiqué, rendu public hier et signé par son coordinateur national Abdelhafid Melat, le Cnes se démarque de l’appel à une session du conseil national, annoncée pour le 21 février. En effet, le syndicat rappelle, et avec forces détails, que les initiateurs de ce congrès ont été exclus lors de la tenue du 5e congrès du Cnes qui s’est déroulé les 8, 9 et 10 décembre dernier à Constantine. S’appuyant sur la légitimité et la légalité que lui confère ce congrès, le Bureau national qui en a émané considère être seul habilité et avoir la qualité de représenter le syndicat et les enseignants du supérieur auprès de toutes les institutions publiques et officielles, dont le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il faut dire que le syndicat, qui connaît des dissensions depuis plusieurs années, a perdu grandement de son audience parmi les enseignants du supérieur après les différentes crises qu’il a connues depuis le milieu de la décennie 2000 et l’éclipse de nombreux de ses cadres. Le Bureau national du Cnes rappelle également dans le communiqué que «ce groupe de dissidents a tenté en vain d’organiser un congrès parallèle». Sur ce registre, «cette tentative a essuyé un échec suite à une décision de justice mais en en fin de cause, les dissidents ont tenu un pseudo-congrès au niveau du parking du siège du syndicat». Cependant, ce congrès et les décisions qui en ont émanés n’ont pas été validés par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale », rapporte le Cnes. Plus encore, le syndicat accuse le MSP, sans le nommer autrement que par « un mouvement islamiste », de vouloir étendre son influence sur le Cnes comme il le fait pour les organisations estudiantines et certains syndicats. Sur ce registre, le Cnes dénonce la marche organisée dernièrement à l’Est du pays par une section dissidente et avec la bénédiction de ce même mouvement politique islamiste. Pour autant, le syndicat accuse ces dissidents de faire valoir la qualité de représentants du Cnes et se servent de son sceau dans leurs agissements. Le bureau national du Conseil national des enseignants du supérieur dénonce ces agissements et assure qu’il œuvrera par le biais de toutes les voies légales et juridiques afin de remettre ce groupe de dissidents à sa place. Le Cnes met en garde les enseignants et les alerte sur les complots visant à avoir la mainmise sur la légalité et la représentativité du congrès de Constantine. Il refuse les velléités de politiser le syndicat et les tentatives de l’instrumentaliser comme une tribune politique afin de le faire dévier de son rôle de défense des droits syndicaux des enseignants du supérieur, conclut-on dans le communiqué.