L’Union européenne est disposée à dépêcher une commission d’observation des élections législatives de mai 2017 en Algérie.

C’est du moins ce qu’a indiqué le communiqué publié après la rencontre, mercredi dernier à Bruxelles, entre la chef de la diplomatie européenne Frederica Mogherini et le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.
Le gouvernement algérien a adressé une invitation, le 22 janvier dernier, aux autorités de l’Union européenne en vue de l’envoi d’observateurs pour surveiller les prochaines élections et la Haute représentante et vice-présidente de l’Union européenne, Federica Mogherini, s’est dit favorable l’invitation du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. En effet, selon le communiqué publié après la rencontre, l’Union européenne (UE) est «prête» à déployer une mission d’observation électorale, ont annoncé les services de la chef de la diplomatie européenne. Plus explicite, «l’Union européenne s’est dite prête à déployer une mission d’expertise électorale pour conduire une analyse du processus électoral». «La haute représentante et vice-présidente a réitéré la volonté de l’Union européenne de renforcer les relations avec l’Algérie», a affirmé la même source, soulignant que le partenariat UE-Algérie «va désormais s’articuler autour des priorités de partenariat identifiées conjointement dans le cadre de la politique européenne de voisinage renouvelée». Ces priorités feront l’objet d’une adoption formelle lors du Conseil d’Association, prévu le 13 mars prochain à Bruxelles. La relation entre l’UE et l’Algérie, ont-ils poursuivi, a connu de «nombreux développements encourageants» depuis la visite de la chef de la diplomatie européenne à Alger en septembre 2015. Par ailleurs, Mme Mogherini a «salué les efforts de l’Algérie en termes de suivi des accords de paix au Mali et de médiation aux côtés d’autres acteurs régionaux en Libye», a-t-on ajouté. A cet égard, M. Lamamra et la haute représentante de l’UE aux affaires étrangères et la politique de sécurité «ont convenu de poursuivre les consultations en vue de renforcer leur dialogue et leur coopération», selon le communiqué. Le ministre des Affaires étrangères et la chef de la diplomatie européenne ont également abordé d’autres sujets relatifs aux défis régionaux communs de l’UE et de l’Algérie, parmi lesquels la sécurité, la prévention et la lutte contre le terrorisme et la migration. Il y a lieu de signaler que ce n’est pas la première fois que l’Union européenne participe à une mission de surveillance des élections en Algérie.