Les mauvaises nouvelles ne cessent de tomber et les écueils de s’accumuler. Après une saison blanche en 2020, la World Surf League a ces derniers mois redoublé d’efforts pour remettre sur les rails le circuit pro, enclenchant une nouvelle saison qui a débuté le 4 décembre dernier à Maui pour les femmes et quatre jours plus tard sur le North Shore d’Oahu pour les hommes avec le prestigieux Pipe Masters.
Sauf que rien ne tourne rond. Mardi, le Maui Pro a été arrêté suite à une attaque de requin sur le spot de la compétition. Le free surfeur agressé est mort le lendemain. Depuis, la WSL a annoncé qu’elle ne poursuivrait pas l’épreuve à Honolua Bay, mais ailleurs. La réflexion de savoir où est en cours.
«La WSL ne croit pas que des athlètes aient été exposés»
Le dernier épisode date de ce vendredi. La WSL vient de se retrouver dans l’obligation de suspendre cette fois le Pipe Masters, jusqu’à nouvel ordre. La raison : une dizaine de membres du staff de la World Surf League ont été testés positifs au Covid-19… Et parmi ces personnes, le CEO Erik Logan. Le gouvernement d’Hawaii, qui délivre chaque année le permis pour que la compétition ait lieu, a imposé une suspension du Pipe, qui n’a pour l’instant bouclé que le long round 1.
«La WSL s’engage à donner la priorité à la sécurité des athlètes, du personnel et de la communauté environnante avant tout, et travaille en étroite collaboration, et en toute transparence, avec le Département de la santé de l’État d’Hawaï pour déterminer la voie à suivre, a écrit la World Surf League dans un communiqué. Dans le cadre du plan de sécurité Covid, toute personne testée positive a été placée en auto-isolement. […] La WSL ne croit pas que des athlètes aient été exposés et va continuer à exécuter les protocoles de sécurité.»
La fin de la compétition
en suspens
Une enquête est en cours pour savoir qui a été en contact avec ces fameuses personnes testées positives. Depuis le début de la compétition, la WSL a mis en place des tests quotidiens, aussi bien pour les athlètes que pour tous les membres du staff, et un protocole sanitaire très strict.
Cette suspension est par ailleurs d’autant plus fâcheuse que de très belles conditions – avec une houle consistante et un vent off-shore parfaitement bien orienté – étaient attendues pour dimanche et lundi, la compétition devait ainsi s’achever lundi en fin d’après-midi. Mais ça, c’était avant la découverte de tous ces cas positifs… Ensuite, le prochain swell devrait arriver le jeudi 17, mais les vagues ne devraient pas être aussi belles sur le spot de Banzaï Pipeline… La waiting period court jusqu’au 20 décembre inclus.