L’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) Saïd Sadi a fait part, hier, d’une convocation par le Tribunal de Sidi M’hamed (Alger) suite à une plainte en diffamation dont le nom du plaignant n’a pas été dévoilé. «Je viens de recevoir une convocation pour me présenter devant le doyen des juges d’instruction du Tribunal de Sidi M’hamed. Le motif invoqué est une plainte pour diffamation», a écrit Saïd Sadi sur sa page Facebook. Relevant que ses avocats qui «se sont présentés devant le magistrat se sont entendus et confirmés le sujet mentionné dans la correspondance sans avoir pu connaître l’identité du ou des plaignants». Dans son post, Saïd Sadi critique le secret qui entoure l’identité de la partie plaignante, estimant que «si les rigidités procédurales peuvent toujours être avancées pour justifier l’opacité, on ne voit guère d’intérêt à tenir secret le nom d’une personne ou d’une institution qui se serait sentie diffamée par mes écrits ou, plus généralement, par mes interventions médiatiques, l’audience étant supposée être publique». Pointant «la célérité de la justice à enregistrer certaines demandes et la tendance à en oublier d’autres», Saïd Sadi estime que la «justice à la carte est l’une des plus grandes plaies de l’Algérie indépendante». Il conclut son post en soulignant que «pour l’heure, nous attendons que le diffamé anonyme sorte du bois». Affaire à suivre… <