Comme à chaque fête religieuse, les chiffres de la tutelle sont là pour rassurer les citoyens que tout a été ficelé pour faire de l’Aïd une fête sans pénurie. Selon la direction du commerce, plus de 1 900 commerçants assureront la permanence. Il s’agit des magasins d’alimentation générale et de fruits et légumes, des boulangers très sollicités, ainsi que ceux activant dans les services, tels que les pharmacies, les stations-services. Ces commerçants sont tenus d’assurer la permanence durant toute la semaine qui suit l’Aïd. Les listes et programmes des commerçants concernés ont été élaborés, en coordination avec les commissions locales, les représentants de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) et des associations de protection des citoyens. Des mesures seront prises à l’encontre des commerçants qui n’assureront pas la permanence, affirme-t-on. Ces sanctions concernent la fermeture administrative du local commercial pour une période allant d’une semaine à 30 jours. Un vrai défi qui, il faut dire, n’a jamais été relevé, puisque la pénurie est la première caractéristique de chaque Aïd, des commerçants qui ne répondent pas aux instructions de la tutelle. Le citoyen est donc livré à lui-même, en recourant au commerce informel, faisant des réserves, bref, il se débrouille avec les moyens du bord pour passer ces deux jours de l’Aïd convenablement. Cette permanence sera-t-elle assurée sur le terrain ? C’est la question que les Oranais se posent, vu que le spectre de la pénurie a toujours été là pour gâcher la joie des citoyens et ceci, en dépit des assurances des autorités.        

J. M.